Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Emelbay

Histoire de brocante : carnet rose.

25 Septembre 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Histoire de brocante

 

C'était un dimanche matin un peu différent des autres car c'était un dimanche matin de vide-greniers.

 

Bien qu'il n'y ait aucune obligation, sauf peut-être celle d'être le premier à chiner et à fouiller sur les étals et dans les cartons, il vaut mieux se lever de bonne heure.

 

Ce matin-là, j'étais à peu près dans les temps, pas vraiment en avance, mais pas trop en retard non plus ! Neuf heures, ce qui n'est pas mal pour moi.

 

J'espérais, comme toujours, mais sans trop y croire, trouver une ou deux jolies poupées.

 

Mais ce qui m'attendait ce jour-là, ce dimanche de septembre, jamais je n'aurais pu l'imaginer.

 

D'ailleurs, qui aurait pu ?

 

Il y avait déjà beaucoup de monde lorsque je suis arrivée et la brocante battait son plein.

 

Comme je connaissais un peu les lieux, j'avais réussi à garer ma voiture assez facilement sur un emplacement pas vraiment adapté, mais pas non plus interdit. Un endroit un peu limite, toléré un jour de brocante, mais sur lequel il ne fallait quand même pas s'attarder trop longtemps.

 

J'avais prévu de rester deux heures environ sur le vide-grenier, puis de rentrer tranquillement à la maison retrouver mes enfants et mon mari. Avant de partir, il m'avait dit qu'il s'occupait du déjeuner et que je pouvais me promener tranquillement.

 

Il faisait beau et les rayons de soleil d'un été finissant promettaient une belle journée.

 

Toujours à la recherche d'une poupée, d'un petit vêtement, d'un sablier pour mon fils ou de la chose inattendue, de celle à laquelle on ne pense pas et dont on n'imagine même pas l'existence, je me baladais de tables en tables, de cartons en cartons.

 

Au bout d'une heure, j'avais déjà dans mon sac une belle robe de poupées, quelques paires de chaussures, un petit couffin, un sac de lego pour mes enfants et d'autres bricoles. 

 

Je suis bientôt arrivée aux abords d'une table sur laquelle se trouvait des petits bijoux fantaisie qui, j'en étais sûre, feraient le bonheur de mon adolescente de nièce.

 

J'ai dit bonjour, sans vraiment faire attention à la personne qui se trouvait de l'autre côté de la table. J'avais bien vu qu'il s'agissait d'une jeune femme et qu'elle était assise. Mais mon regard était plutôt fixé sur les objets en vente.

 

Alors que j'examinais un petit bracelet, j'ai entendu un "aïe" et un "ouh la la" assez plaintifs sortant de la bouche de quelqu'un qui avait vraiment l'air de souffrir.

 

J'ai relevé la tête et mes yeux sont tombés, d'abord sur un beau ventre rond, puis sur  le haut du corps d'une jeune femme cambrée sur une chaise et qui se frottait les reins.

 

enceinte


- "ça ne va pas ?" lui ai-je demandé.

 

- " J'ai mal au ventre, je crois que j'ai des contractions, j'ai peur !" me répondit-elle alors que des grosses larmes coulées sur ses joues.

 

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, j'étais assise sur la chaise vide placée à côté de la sienne et je lui avais pris la main.

 

Les gros ventres et les bébés, je m'y connais un peu :  j'ai vécu cinq fois la grande aventure de la vie. La vue d'une future-maman ne me laisse jamais indifférente, surtout lorsque celle-ci est en difficulté.

 

- "Vous êtes toute seule ?" ai-je poursuivi.

 

Elle n'avait pas retiré sa main de la mienne. Au contraire, elle la serrait bien fort.

 

 "Mon mari m'a accompagné ce matin et il est rentré à la maison pour finir  la peinture de la chambre du bébé. Je lui ai téléphoné. Il va arriver.

 

- Quand devez-vous accoucher normalement ?

 

- Dans trois semaines. Oh, ça recommence ! J'ai mal ! J'ai peur !

 

- Calmez-vous. Votre mari va arriver. Je vais rester avec vous jusqu'à ce qu'il vienne.

  Vous avez porté des cartons ce matin ?

 

- Oui, un peu. C'est trop tôt pour le bébé. Je ne dois pas accoucher maintenant.

 

- Détendez-vous. Ce n'est peut-être pas ça. C'est votre premier bébé ?

 

- Oui.

 

- Fille ou garçon ?

 

- Petite fille.

 

- Ha, super. Vous voulez marcher un peu ? Vous avez de l'eau ?

 

- Oui, je vais me lever. Il y a une bouteille sous la table. Faites attention à Penny."

 

A Penny ? C'est qui ça ?

 

Et en baissant les yeux, je vois un panier dans lequel dort un minuscule chien qui vient de lever la tête en entendant prononcer son nom.

 

- " Oh, qu'il est mignon.

 

- Mignonne, c'est une pépette? Un Chihuahua. Elle a un an."

 

La jeune femme se tient à mes côtés, les deux mains posées sur les reins, le ventre en avant. Je lui tiens un bras.

 

- "Je m'appelle Marie. Comment vous appelez-vous ?

 

- Sophie.

 

- J'ai cinq enfants. Je comprends bien ce qui vous arrive.

 

- ça fait mal. Je voudrais que mon mari arrive vite. Je voudrais partir d'ici. Mais qui va ranger mes affaires ? Je ne peux pas !"

 

Et la pauvre petite de se mettre vraiment à pleurer.

 

- "Ne vous inquiétez pas. Je garderai votre stand. Votre mari va s'occuper de vous. Il va vous emmener à la maternité et là-bas, on prendra bien soin de vous.

 

- Vous allez rester ici ?

 

- Oui, jusqu'à ce que vous soyez à l'abri. Vous avez peut-être de la famille ou des amis que votre mari pourrait ensuite appeler pour venir récupérer vos affaires ? Pour l'instant, c'est un détail. Il ne faut pas vous tracasser pour ça. Pensez au bébé."

 

Je voyais bien que l'affolement, la peur et bientôt la panique gagnaient la jeune femme. Elle ne comprenait pas pourquoi ce bébé tant attendu voulait brusquement sortir alors qu'elle même ne l'attendait que dans trois semaines.

 

 

 

Enfin, je l'ai entendu crier :

 

- " Paul, le voila, il est là"

 

J'ai vu arriver un grand gaillard accompagné de personnes de la sécurité civile. Leur ambulance se trouvait à l'entrée de la brocante et il avait eu la bonne idée de leur demander de l'accompagner.

 

Déjà, ils s'empressaient autour de Sophie.

 

Paul me regardait d'un air étonné, tandis que les curieux s'arrêtaient devant le stand.

 

Je lui ai alors brièvement raconté ce que je faisais là, comment et pourquoi. Je lui ai donné mon numéro de portable en lui expliquant que j'allais garder la table pendant qu'il s'occuperait de sa femme et que j'attendrais ici qu'il trouve quelqu'un pour venir me remplacer.

 

La panique commençait à le gagner lui aussi, tandis que les personnes de la sécurité civile aidaient Sophie à rejoindre l'ambulance qui, heureusement, n'était pas loin. Ils la tenaient fermement chacun d'un côté et l'aidaient à marcher.

 

La jeune femme s'est alors retournée vers moi en disant :

 

- " Penny ? Qui va s'occuper d'elle ?

 

- Ne vous inquiétez pas. Je vais veiller sur elle. Vous pouvez compter sur moi.

  Tout va bien se passer maintenant. »

 

Le pauvre Paul ne savait plus très bien que faire. Il ne me connaissait pas plus que je ne le connaissais. Il avait besoin d'être rassuré et un peu remis sur les rails.

 

- "Allez, lui dis-je, partez vite avec votre femme. Vous pouvez me faire confiance. Appelez-moi dès que vous serez à l'hôpital. Bon courage et surtout, ne paniquez pas : Sophie va avoir besoin de vous.

 

- Oui, vous avez raison. Merci pour tout... euh.... Madame ....

 

- Je m'appelle Marie. Filez maintenant. Ils vont  partir à l'hôpital sans

   vous !"

 

Et bientôt, je me suis retrouvée toute seule, à tenir un stand et à vendre des objets qui ne m'appartenaient pas et à garder un petit chien qui ne me connaissait pas.

 

Sur la table se trouvait une liste avec tous les articles à vendre, ainsi que leur prix. Une chance !

 

Il me restait à appeler mon mari pour lui expliquer pourquoi j'allais rentrer plus tard que prévu et lui raconter ce qui était arrivé.

 

Comme je m'y attendais, il a trouvé mon histoire assez incroyable. J'ai bien senti à sa voix que cela le contrariait : mon mari n'aime pas que l'on soit en retard à table le dimanche quand il fait la cuisine et que toute la famille est rassemblée.

 

 

Mais j'avais promis à Sophie de m'occuper de sa table jusqu'à ce que son mari m'envoie un ou une remplaçante. Je tiendrais ma promesse tout en espérant que mon mari à moi ne soit pas fâché lorsque je rentrerais à la maison. 

 

 

 

 

Pas facile de bien faire, pas facile de plaire à tout le monde, surtout lorsque l'on donne la priorité à des inconnus et non pas à sa famille.

 

Mais dans le cas présent, j'étais sûre de mon choix : on n'abandonne pas une future-maman qui est en difficulté. Parole de maman !

 

Au bout d'une heure, mon téléphone a sonné. C'était Paul, le futur papa qui me racontait que Sophie était à la maternité, que le travail avait commencé et que... et que.... dans quelques heures, le bébé serait là. Il était bouleversé, complètement pris de court, angoissé. J'ai essayé de le rassurer du mieux que je pouvais. Mais sans beaucoup de résultat. Il n'était pas prêt. J'espérais simplement que les heures qui allaient précéder la naissance de son premier enfant lui permettraient de retrouver un peu  de calme et de maîtrise.

 

Il me prévenait aussi que son jeune frère allait bientôt me rejoindre à la brocante pour s'occuper du stand.

 

J'étais rassurée pour Sophie et le bébé car ils étaient en de bonnes mains et soulagée de savoir que bientôt je pourrais rentrer chez moi.

 

Mais Paul avait besoin de parler de ses angoisses et le hasard m'avait mise sur son chemin. Il se confiait à moi comme à une grande soeur : et si l'accouchement se passait mal, et si Sophie et le bébé mourraient ? Pourquoi la naissance arrivait-elle si tôt ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ???

 

Je n'en savais rien, moi. Je l'écoutais et cela semblait lui faire du bien de parler, d'exprimer ses peurs sans retenue et même de pleurer.

 

Je lui ai alors suggéré de retourner auprès de Sophie qui devait sûrement avoir besoin de lui, de lui tenir la main et de l'aider à vivre et à traverser les moments difficiles de son accouchement.

 

La pensée de Sophie qui devait l'attendre, qui était seule avec ses douleurs, lui a remis la tête à l'endroit.

 

Il m'a dit que  j'étais géniale, qu'il m'adorait et que maintenant, il savait ce qu'il devait faire.

 

Il m'a embrassé et m'a promis qu'il me donnerait rapidement des nouvelles.

 

Moi, j'étais un peu étonnée de la brutale intimité qui me liait si soudainement avec ce garçon que je connaissais à peine, mais heureuse d'avoir pu servir à quelque chose dans un moment si fort.

 

J'ai pris Penny sur les genoux. La douceur de son poil et sa présence silencieuse m'ont fait du bien.

 

Je l'ai gardée sur moi jusqu'à l'arrivée du petit frère. Je lui ai "donné les clefs du bazar" et je suis vite partie. 

 

J’ai regardé l’heure : presque 14 heures et j’ai pensé : « zut, ma voiture ! Je vais avoir un P.V. ! »

 

Mais il n’en était rien, heureusement, malgré mon stationnement un peu à la hussarde. La police avait sans doute d’autres chats à fouetter ou avait fait preuve de tolérance en ce jour de vide-grenier. Allez savoir ?

 

Toujours est-il que j’avais à peine quitté ma place qu’une autre voiture la prenait !

 

J’ai appelé mon mari pour le prévenir que j’arrivais. Je n’étais pas très loin, à quinze minutes de la maison.

 

Lorsque je suis arrivée, il m’attendait en regardant la télévision et n’avait pas l’air fâché. Mes enfants étaient retournés à leurs occupations. Tout était calme.

 

-       « Dommage pour toi, tu as raté un très bon repas. Les enfants se sont régalés.

 

-       Je suis vraiment désolée. Je vais te raconter. Mais j’ai très faim. Il ne reste plus rien ?

 

-       Non, rien du tout !

 

-        ? ? ? ?

 

-       Je rigole . Ton repas est au chaud dans le four.

 

-        :) :) :) :)       »

 

 

J’ai mangé de bon appétit tout en racontant à mon mari et à mes garçons, la matinée un peu exceptionnelle que je venais de vivre.

 

L’après-midi et le début de soirée ont passé, sans que je reçoive de nouvelles de Sophie.  Et vers 21 heures, mon téléphone a sonné.

 

C’était Paul. Il m’annonçait que le bébé était né, que Sophie était très fatiguée, mais qu’elle se portait bien. L’accouchement avait été éprouvant car le bébé avait eu du mal « à atteindre la sortie ».

 

Je le sentais fatigué aussi, mais très heureux et fier d’être papa. La petite fille pesait 2,9 kg et mesurait 48 centimètres. Les médecins l’avaient placé en couveuse pour la réchauffer.

 

-       «  Et comment se prénomme votre petite princesse ?

 

-       Galatée.

 

-       Galatée ? Quel joli prénom ! Cela me rappelle un personnage de ballet. Mais je ne sais plus qui, ni quel ballet ??

 

-       C’est drôle ce que vous me dites car Sophie est professeur de danse classique et c’est en référence à un ballet qu’elle a dansé à l’opéra de Paris qu’elle a choisi ce prénom. »

 

Paul m’a donné le nom et l’ adresse de la maternité où se trouvait Sophie et le lendemain après-midi, après avoir fait un détour dans un magasin de jouets pour acheter un joli doudou COROLLE, je suis allée voir la toute nouvelle maman et son adorable petite fille.

 

corolle-patachou-dragee.jpeg


J’ai eu de la chance quand je suis arrivée car elles étaient seules. Sophie m’a accueilli avec un beau sourire. Ses traits étaient tirés, mais elle était heureuse.

 

Galatée dormait paisiblement dans son berceau : un amour de petite fille.

 

Comme toutes les jeunes mamans, Sophie m’a raconté son accouchement.

 

 Chaque accouchement est différent, mais les mots sont souvent les mêmes :  incroyable … si mal les contractions … magique…j’ai vu mon bébé …. Il a pleuré très fort ….moment unique…. Trop d’émotions….

 

                                         ----------------------------------------------------------

 

Galatée a quatre ans aujourd’hui. Je suis sa seconde marraine. Sophie a une petite sœur à qui la place revenait de droit.

 

 

 

 

Je vois la petite fille très régulièrement. Mes garçons l’adorent, eux qui n’ont pas de petite ou de grande soeur.  

 

 

 

Mais le moment où j’ai été le plus ému, c’est cette année au mois de juin, lorsque je l’ai vue sur scène, vêtue d’un tutu rose, une petite couronne de fleurs posée sur ses cheveux, faire ses premiers pas de danse sur scène devant un public conquis de mamans, de papas, de mamies, de papis et de … marraines, complètement sous le charme de ce petit rat de l’opéra et de ces petites camarades.

 

Sophie était très fière de ses élèves, les grandes, les moyennes et les petites et plus particulièrement de sa petite danseuse à elle.

 

Paul, assis à mes côtés, était ému jusqu’aux larmes. Toujours aussi sensible, mon grand gaillard !!

 

 

 

 

                                                   ----------------------------------------

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernière nouvelle : Galatée a une grande nouvelle à vous annoncer. Elle va avoir un petit frère ou une petite sœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors pas de brocante pour Sophie, cette année. Enfin, j’espère … :)

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

martine 2008 10/02/2011 07:21


Je viens de lire cette touchante anecdote. C'est vrai que parfois on se trouve dans des situations où on ne peut pas faire autrement que d'intervenir en suivant son élan du coeur. Tant que cela ne
se retourne pas contre soi ! Au fait, Galatée, c'est le nom d'une poupée dans ce ballet !!!!
Bises Martine


EMELBAY 12/02/2011 18:15



Bonjour Martine, je te remercie de ton gentil message. Bises



jeanne 28/10/2010 19:30


Que c'est bien raconté avec beaucoup de tendresse ! quelle belle et touchante histoire de naissance!
bravo pour cette gentillesse !


EMELBAY 29/10/2010 21:42



Merci beaucoup. Je suis ravie d'avoir partagé l'histoire de ma petite princesse avec vous.



élizée 03/10/2010 14:52


Superbe aventure de vie, tendre et émouvante...
Bises à toi, gentille fée qui veilla sur cette enfant avant même sa naissance!
Elizée


Mamie Bénin 27/09/2010 09:38


Merci pour ce récit plein de tendresse et d'émotion! Comme toujours, tu as su trouver les mots justes... et tu m'as fait pleurer!
Je suis très heureuse de te retrouver à travers ce récit!


lalu 25/09/2010 21:59


ah comme c chouette de relire une de tes histoires ! encore une histoire de fou ! incroyable quand même ! très belle histoire et puis donner la vie c de toute façon la plus belle histoire qu'on
puisse écrire !


miss aline 25/09/2010 20:44


Etonnant !!! mais pas surprenant en fait, la vie, c'est aussi des histoires incroyables que l'on ne pourrait pas anticiper, ni créer, mais seulement les vivre comme elles se présentent
la vie c'est aussi des rencontres, inattendues, improbables et heureuse
A quelle bonne fée tu as été ce dimanche-là
Ceci dit ,contente et rassurée de te lire de nouveau


Mifaon 25/09/2010 18:30


Il n'y a vraiment qu'à toi qu'il peut arriver des histoires pareilles ;)! Marraine et bonne fée tout à la fois... Gros Bisous et très heureuse de te relire à nouveau car c'est toujours un réel
plaisir !


Marie-Annick 25/09/2010 17:07


Quelle belle hstoire et quel grand bonheur de pouvoir te lire à nouveau! Tu m'as beaucoup manqué.
Et Galatée est un prénom certes peu courant, mais très joli.


nanou 25/09/2010 16:23


Adorable histoire. C'est marrant le destin...
Pour info je ne prends jamais de PV non plus les dimanches sur les VG, et pourtant comme toi je ruse pour m'épargner quelques pas!
PS: si tu veux, viens tenir mon stand le prochaine fois que tu ne sais pas quoi faire à midi le week-end!
:)
Et Amitiés à Galatée et à sa famille!