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Emelbay

Petit'bonhomme -6- La vie au quotidien

30 Octobre 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

Petit'bonhomme est assis sur le bord de la fenêtre. Il regarde les chats dehors. Il y en a beaucoup, de toutes les couleurs, sauf des roses ou alors je ne les ai pas vus !

 

Il est tellement occupé à compter les matous que j'en profite pour vous écrire quelques mots.

 

Le but de mon voyage à Tel-Aviv était de retrouver mon fils ainé qui est en stage pour dix mois dans cette belle ville.

 

Hier, il m'a montré l'endroit où il travaille. Il était très fier de me montrer la grand plaque sur la porte d'entrée "Ambassade de France - Mission économique".

 

Il habite un charmant appartement dans le centre-ville : un mini-loft très propre et bien équipé.

 

Cela me fait très drôle d'être "chez" mon fils. Je lui demande où sont rangés les verres, les cuillères...

 

Hier, j'ai pris ma douche et j'ai inondé la salle de bains. Du grand art !!

La porte est un peu capricieuse.

 

J'étais gênée comme pourrait l'être une invitée maladroite.

 

Mais bon, aussitôt armée du balai, de la serpillère et du seau, j'ai vite retrouvé ma place de maman-poule tandis que mon fils riait de bon coeur, assis ou plutôt couché sur le canapé. Mon grand ado :)

 

Je suis ravie d'avoir fait ce grand voyage et j'apprécie beaucoup de ne pas être à l'hôtel, d'être une "fausse" touriste.

Antoine habite dans un petit immeuble au centre ville à quinze minutes de la plage.

 

Je vis le même quotidien (ou presque) que les gens que je croise dans la rue. Hier, nous sommes allées faire des achats dans un supermarché.

 

J'étais presqu'une cliente comme les autres à chercher mes articles dans les rayons, du beurre, du pain, des oeufs ...., sauf que j'y apportais une attention plus particulière et que je ne pouvais pas lire les étiquettes. En effet, tout est écrit en hébreu !

 

J'étais un peu comme dans une bibliothèque à la recherche du livre idéal :)

 

Il y a beaucoup de produits français de grande marque que je ne citerai pas. Mais j'ai évité de les prendre. Je veux manger israélien.

 

Mon fils m'a appris les mots de base : bonjour - MERCI - oui - non - au revoir.

 

Aujourd'hui, nous sommes samedi, jour du shabbat, jour de repos. Il y a moins de voitures, plus de piétons.

 

Nous avons préparé nos valises car nous partons pour Jérusalem.

 

Petit'bonhomme et mon appareil photo sont prêts. Je suis heureuse et impatiente de découvrir cette ville mythique, ce haut lieu de la vie spirituelle humaine.

 

Je vous dis à dans deux jours.

 

SHALOM

 

Bisous à tout le monde et plus particulièrment à mes amies et copines de the Poupies et de Farandol"s.

 


 

Emelbay

 

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Petit'bonhomme -5-

29 Octobre 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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Chut................Antoine et Emelbay dorment.

 

Moi, je n'ai pas sommeil. Je suis tellement heureux.SDC11136.JPG

 

Aujourd'hui, je suis allé à la plage.

 

Voici quelques photos.

 

Si je me fais attraper à toucher à l'ordinateur d'Antoine, je vais avoir des ennuis. Ho, la, la, la ....

 

Vite mon bonnet que je me cache !

 

Pstt.... demain, nous allons à Jérusalem.

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Petit'bonhomme -4-

29 Octobre 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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Nous sommes bien arrivés à Tel-Aviv.

 

J'ai été très sage dans l'avion.

 

Les voisines d'Emelbay ont été très étonnées quand elles m'on vu sortir le bout de mon bon...nez :) Etonnées, mais amusées.

 

Un passager clandestin, un tout petit passager clandestin.

 

J'ai eu peur à la douane. Il a fallu qu'Emelbay vide ses poches et qu'elle me mette dans un bac en plastique sur un tapis roulant.

 

Mais comme je n'avais rien à déclarer, les douaniers m'ont laissé partir :)

 

L'avion était un énorme Boeing. Il y avait plein de monde qui se pressait entre les rangées de sièges. Quel cohue ! Certains cherchaient leurs places, d'autres rangeaient leurs sacs dans des casiers, d'autres voulaient passer ...

 

Finalement, chacun s'est installé et l'avion a décollé.

 

WAOUH......C'est magnifique la terre vue d'en haut. Tout est beau, presque parfait ... vu d'en haut.

 

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Petit'bonhomme -3-

29 Octobre 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

Il faut que je vous raconte.

 

Emelbay a dû enlever ses barrettes pour mettre le casque. Elle les a mises dans sa poche de manteau, pas la mienne, l'autre.

 

Arrivée à l'aéroport, elle a voulu se recoiffer et elle a fouillé dans ses poches pour retrouver ses barettes. Une poche, l'autre et... boum, mon bonnet est tombé par terre.

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J'ai crié :

 

- " Emelbay, Emelbay, mon bonnet."

 

Mais elle n'entendait rien et elle a continué à marcher jusqu'aux comptoir de la compagnie Elal.

 

 Comme il y avait un peu de monde et qu'il fallait attendre, elle en a profité pour me sortir de sa poche.

 

Elle m'a mis dans le creux de sa main et avec l'autre, elle a cherché le bonnet.

 

Mais il n 'y avait plus de bonnet.

 

Cela l'a beaucoup contrarié. Alors, elle est repartie d'où elle venait, elle a traversé l'aérogare en sens inverse en regardant partout. Mais elle ne trouvait pas mon bonnet.

 

Elle est retournée dehors là où Jérôme nous avait déposés. Il y avait beaucoup de voitures, beaucoup de gens avec des valises et ... jour de chance... elle a retrouvé mon petit bonnet, par terre dans le caniveau à quelques centimètres de la roue boueuse d'un voiture.

 

Quel soulagement ! Mon bonnet, mon joli bonnet à moi :)

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Petit'bonhomme -2-

29 Octobre 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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Pour aller en Israël, il faut prendre l'avion.SDC11125.JPG

 

Direction l'aéroport Charles de Gaulle à Roissy.

 

Nous avons pris un taxi pour nous y rendre, mais pas n'importe quel taxi ??

 

Non, une moto, une énorme moto.

 

C'est Jérôme qui conduisait. Il est gentil Jérôme.

 

Elle avait bonne mine Emelbay quand elle a mis son casque et qu'elle est montée sur l'engin : allez, lève la jambe ... plus haut ! Pas très à l'aise !

 

Le voyage en moto, c'était super. Je n'ai rien vu parce que j'étais caché au fond de la poche du manteau d'Emelbay. Mais j'ai senti qu'on roulait, qu'on partait vraiment en voyage.

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Poupée Corolle : Petit'bonhomme part en voyage.

29 Octobre 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

- "C'est moi qui raconte, c'est moi ! Pousse-toi Emelbay.

 

Je m'appelle Petit'bonhomme. Je suis un bébé Corolle de 20 cm, un mini-calin.

 

Et cela m'arrange bien d'être mini car je peux me cacher où je veux.

 

Je suis installé sur une étagère en bois au milieu de grandes filles qui mesurent 42 cm. Des géantes !

 

Il y a Adeline, Fleur, Elodie, Philippine, Rose, Melissa.... Elles sont très gentilles avec moi.

 

Mais quelquefois, je m'ennuie un peu. Je rêve de voyage et d'aventures .....

 

Je n'en parle à personne. Qui pourrait me comprendre ? Je suis si petit. J'ai l'air si fragile.

 

 

Et jeudi matin, alors que j'étais très occupé à ne rien faire, Emelbay m'a pris dans le creux de la main et m'a dit :

 

-" Toi , je t'emmène avec moi. Ni vu, ni connu. Hop, dans ma poche.

 

- Tu m'emmènes où, la Grande ?

 

- En Israël, à Tel-Aviv, on va aller voir Antoine !

 

- Mais c'est loin ça ?

 

- Oui, très loin. Tu n'as pas envie de m'accompagner ?

 

- Oh, si !"

 

Alors, en route Petit'bonhomme !

 

 

 

 

 

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Histoire de brocante : poupée Corolle, seconde chance, seconde vie

23 Octobre 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Histoire de brocante

 

La brocante des Bords de Marne est la brocante la plus importante et la plus intéressante de Créteil (94) : la plus importante car elle regroupe plus de 200 exposants particuliers et professionnels, la plus intéressante car les objets proposés sont très variés et de bonne qualité. De plus, l’endroit est très agréable car la brocante se situe dans un quartier agréable du vieux Créteil, entre un bras de la Marne et la grande Marne où se croisent des péniches et des bateaux.

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Depuis quelques années, des manifestations injustement appelées « vide-grenier ou pire, brocante » se multiplient dans la région. Il s’agit en réalité de « vide-poubelles » où des tas d’objets hétéroclites, sales et sans intérêt côtoient quelques stands de personnes vendant des choses d’occasion, mais en bon état. L’ambiance dans ces endroits douteux est très malsaine et les bagarres et les disputes sont très courantes.

Beaucoup de«  chineurs tranquilles », ainsi que  des familles en ont fait les frais et évitent  maintenant soigneusement ces endroits.

Jungle urbaine remplie de crocodiles, de serpents, d’araignées, de hyènes et de vautours …

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Je referme la parenthèse et je retourne sur la brocante des Bords de Marne à Créteil, un certain dimanche de printemps.

Comme j’habite à Créteil depuis plus de dix ans où je survis, plus que je ne vis et que mes enfants y ont fréquenté tour à tour l’école maternelle, puis  élémentaire Victor Hugo et enfin le collège du même nom, j’ai fait la connaissance de beaucoup de parents.

Et le hasard faisant, nous nous croisons chez les commerçants de la rue piétonne et bien entendu, sur la brocante  annuelle qui n’est pas très loin de ces endroits agréables du vieux-Créteil.

La Brocante des Bord de Marne se déroule toujours à la fin du mois de mars ou au début du mois d’avril, c’est-à-dire très tôt dans la saison, ce qui n’est pas toujours une bonne idée. La météo est capricieuse en région Ile de France et il y a plus de jours de pluie et de grisaille que de jours de beau temps. Mais c’est ainsi et on ne peut rien y faire sauf déménager vers des cieux plus cléments et plus agréables ! Je n’attends que cela ….

Tout cela pour vous dire que la brocante se déroule souvent sous la pluie et le vent. Et je me souviens que l’année dernière, pour ajouter un peu de piquant à la soupe du ciel, le dimanche choisie était celui du changement d’heure.

La brocante 2010 n’a pas laissé de bons souvenirs aux exposants, ni aux chineurs qui n’ont pas apprécié le désordre et la mauvaise ambiance qui régnait.

Je m’égare encore, je me plains, je râle…je suis donc au cœur de l’actualité !  

(à suivre …. La poupée n’est pas encore entrée en scène )

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Poupées Corolle : hommage à Mozart

17 Octobre 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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W. A. Mozart est né en 1756 et décédé en 1891.

 

Catherine Refabert qui est une grande amatrice de musique classique décide de lui rendre hommage en 1991 pour le bi-centenaire de sa mort.

 

Pour l'occasion, elle crée OMBELLINE, une magnifique poupée de 75 cm vêtue d'une superbe robe en soie et agrémentée d'un petit violon en bois, d'un archet et d'une partition : un solo pour violon "Rondo" composé en 1776.

 

Il s'agit d'une édition limitée à 1000 exemplaires.SDC11088.JPG

 

J'ai le plaisir de vous la présenter aujourd'hui.

 

En 1990 était née CONSTANCE, une autre poupée de 75 cm. Il s'agit d'une création hors catalogue limitée à 500 exemplaires. Elle porte une très belle robe blanche richement parée de dentelles.

 

J'ai choisi de vous présenter ces deux jeunes filles ensemble car si Ombelline est née avec un violon entre les mains, Constance porte le prénom de l'épouse de Mozart, Constance Weber.

 

Je sais , et je le regrette beaucoup, que je ne suis pas très douée en photographie (c'est comme pour la couture, mais aussi le dessin, la peinture ...et un tas d'autres choses :) !, mais je vous laisse quand même admirer la belle violoniste et sa jolie compagne.

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Les couturières

13 Octobre 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

SDC10967.JPGSDC10961.JPGSDC10944.JPGSDC11061.JPGSDC11060.JPGSDC11059.JPGSDC11058.JPGSDC11057.JPGSDC11056.JPGIl  y a très longtemps que j’avais envie d’écrire un petit article sur les couturières.

Mais pas n’importe quelles couturières !

Je ne vais pas vous faire un reportage sur la fashion week  qui se déroule actuellement à  Paris. Rassurez-vous !  La haute couture, je n’y connais rien et cela ne m’intéresse pas.

Non, je voudrais rendre hommage (oui, parfaitement !) aux petits doigts agiles du quotidien qui habillent  …. les poupées et bien évidemment,  leurs poupées avec beaucoup de talent et de savoir-faire.

Je pense tout particulièrement à ma chère Elyzée et à  « ma p’tite Valentine à moi »,  plus connue sous le nom d’Aline.

Il y a deux « petites portes », en bas à droite de mon blog, qui ouvrent directement sur leurs blogs respectifs où vous pourrez admirer leurs créations.  Vous verrez, elles sont tout-à-fait remarquables et dignes d’être présentées dans les meilleures boutiques de prêt-à-porter pour poupées élégantes.

Je suis d’autant plus admirative du travail de ces couturières que mes compétences à moi se limitent  à recoudre un bouton.

Lorsque j’étais enfant, j’ai découvert un jour qu’en enroulant un morceau de tissu sous les bras d’une poupée et qu’en le faisant tenir par un élastique, on obtenait une « sorte » de robe, qu’en faisant un trou au milieu d’un mouchoir ou d’un bout d’étoffe carré, on découvrait  un poncho… J’étais émerveillée et assez fière de mes créations.

Ma mère, nullement impressionnée par mes exploits, m’a déclaré d’un ton qui n’admettait pas la réplique, que la couture était un don. Ce don, elle ne le possédait pas et moi non plus ! Sa sœur en avait hérité, mais pas nous.

En revanche, ma mère tricotait très bien. Elle me faisait des pulls, des gilets superbes.  Les maîtresses d’école étaient souvent en admiration devant mes tenues. Mais moi, je n’aimais pas le contact de la laine.  Cela me grattait horriblement et je refusais de porter les vêtements tricotés, au grand désespoir de ma mère qui me les mettait de force. Bien sûr, je portais des sous-vêtements en coton. Mais ils ne suffisaient pas à me protéger. Comme j’ai pu être malheureuse dans ces vêtements de laine. Depuis, en toute saison, je ne porte que du coton J

 

Ma mère a tricoté beaucoup de vêtements pour mes poupées : des robes, des bonnets, des salopettes …. Mais je savais que ces vêtements grattaient mes poupées et je ne les aimais pas.

J’aurais voulu des habits en tissu multicolore, avec des petites fleurs, des nounours et surtout du vichy bleu ciel ou rose.  J’adorais ce tissu lorsque j’étais enfant et  je l’aime toujours.

J’aurais voulu des robes légères avec des volants, des jupes à frou-frou …

Difficile de réaliser ce genre de choses au tricot !!

Les années ont passé et ma mère ne s’était pas trompée :  j’étais nulle en couture.

J’en ai eu la confirmation au collège en classe de 4ème.

J’étais dans une école privée catholique dirigée de façon très droite et très ferme par des religieuses en robe sombre.

Durant cette année de quatrième, il avait été décidé que l’éducation des jeunes filles, futures épouses et mères, passerait à nouveau par les cours de couture. Le français, les mathématiques, l’anglais … ne sauraient suffire à faire de nous des ménagères accomplies. Il fallait revenir aux principes d’autrefois : une bonne épouse devait savoir coudre !

Cette histoire se passait en 1974-1975, une époque où les femmes commençaient sérieusement à prendre leur destin en main et à sortir de leur cuisine.

Pour mes amies et moi, c’était surtout une aubaine pour s’amuser, faire le cirque et quitter pendant une heure notre salle de classe, les équations, les dissertations et les cours de latin.

Ces cours de couture devaient avoir lieu dans les classes spécialement équipées des élèves qui préparaient un B.E.P. ou un C.A.P. de couture et qui se  trouvaient dans une autre aile de l’école.

SDC11051.JPGCes salles de classe ressemblaient à de petits ateliers de confection. Les bureaux étaient remplacés par des machines à coudre.

Une religieuse que je ne connaissais pas, devait assurer ces cours. J’ai rencontré beaucoup de sœurs dans mes années collège et lycée : des grandes, des petites, des … pas gentilles, des … carrément méchantes. Mais cette religieuse-là était la bonté et la gentillesse même. Je me rappelle d’une petite personne un peu ronde, souriante et « gentiment » dans son monde à elle. Elle  voyait  le bien partout. Elle était innocente, optimiste, confiante. Elle n’entendait pas les moqueries des élèves pas plus qu’elle ne faisait attention à leurs sourires ironiques.

En entrant dans cette salle de couture et en apercevant toutes les machines à coudre, j’ai su immédiatement que j’allais avoir des problèmes. Je m’étais déjà essayée sur la machine de ma mère. Je n’avais fait que des bêtises.

Afin de calmer mes inquiétudes, je me disais en m’asseyant devant une machine que j’allais enfin apprendre  les bases de la couture, que quelqu’un allait m’enseigner le maniement d’une machine, que ma maladresse ne pouvait venir que du fait que je n’avais jamais rien appris en matière de couture et que cette précieuse science allait enfin m’être révélée.

Moins de trente minutes après, les paroles de ma mère me revenaient à l’esprit : la couture est un don que tu n’as pas. Et elle avait raison !

Mes premiers pas en cours de couture furent une horreur : le ciseau avait glissé sur le patron, le tissu était coupé de travers, le fil était sorti de l’aiguille, puis il s’était emmêlé dans la machine, mon pied était trop lourd sur la pédale, la machine avait filé à toute vitesse, l’aiguille était sortie du tissu qui lui-même avait quitté sa place ! Une catastrophe absolue.

Adieu veaux, vaches, cochons ou plutôt jupes, chemisiers ou robes.

Heureusement que le prêt-à-porter existait et que la quête d’un mari n’était pas une de mes priorités en classe de 4ème !!

A la fin du cours, mon sort était jeté : je détestais la couture, les machines à coudre et je détestais les filles qui avaient réussi à dompter la bête !

Le premier travail que nous devions réaliser était un bavoir pour bébé. Il devait être fait en coton rose et entouré de biais rouge. Il s’agissait d’un modèle qui devait nous permettre un jour de travailler le tissu éponge. Enfin pas moi, les autres !

Ma meilleure amie à l’époque s’appelait Sabine et se débrouillait très bien avec la machine à coudre. Mes déboires la faisaient mourir de rire et elle s’amusait à compter le nombre d’allers-retours du professeur entre ma machine et le bureau !

La sœur de Sabine était justement élève en classe de C.A.P. couture. Elle était très gentille et je m’entendais bien avec elle. Un jour, je suis allée la voir pour lui demander si elle acceptait de faire mon bavoir. Je ne visais pas la bonne note (la couture n’était pas vraiment  notée), mais la paix, la fin de la guerre entre la machine et moi.

Fabienne a accepté. La confection d’un petit bavoir avec un biais était un jeu d’enfant pour elle. Lorsqu’il a fallu réaliser, un peu plus tard, un drap + une taie d’oreiller pour bébé, j’ai encore eu recours à elle.

Je n’ai plus jamais ennuyé la gentille religieuse avec ma machine à coudre, le travail était fait correctement pour son plus grand plaisir et, heureusement, elle ne s’est jamais posée la question de savoir par qui.

J’ai gardé ces petits travaux de couture. Ils font partie de mes souvenirs d’école et je les regarde toujours avec tendresse.

LA COUTURE EST UN DON QUE JE NE POSSEDE PAS. C’est comme ça !

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Pour illustrer mon histoire, je vais vous présenter les réalisations d’une couturière qui habite dans les Alpes de Haute-Provence du côté de Forcalquier.  Elle a beaucoup de talent et ses robes de poupées sont très belles et d’une finition parfaite.

Elle n’a pas d’ordinateur et ne pourra pas voir les photos. Mais elle sait et elle a accepté que je me serve de ses réalisations pour donner vie à mon récit.

Merci Marylène et à bientôt sous le doux soleil de Provence.

Merci Elyzée et Valentine pour votre amitié et bravo pour vos talents de couturière.

 

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