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Emelbay

L'aventure des déguisements Anselme (2)

13 Septembre 2014 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #poupée Corolle

J'ai eu la chance de trouver, très vite, un hangar à Langeais où le propriétaire nous a aménagé deux petits bureaux et c'est ainsi qu'en 1975, nous nous sommes installés, moi-même, ma patronnière, mon ancienne secrétaire avec qui je travaillais depuis plus de quinze ans et qui m'ont suivies dans ma nouvelle aventure, une coupeuse et deux ouvrières dans un local de 200 m2.

Ce n'était pas le "Pérou" mais c'étais mieux que Clichy et j'étais près des miens. Là, véritablement, a commencé l'aventure Anselme.

Très vite, j'ai abandonné le hangar pour une petite usine de 600 m2 sur la zone industrielle de Langeais, proposée par la Maire, en location-vente.

Les ventes progressaient formidablement, le succès nous donnait des ailes ; nous ne comptions, ni ne ménagions nos efforts. On produisait le jour, je m'occupais de l'administratif le soir. De plus, j'ai eu la chance d'avoir été soutenue et conseillée par un banquier fabuleux de la BNP, qui dès le début, nous a fait entièrement confiance et m'a accordé les découverts dont j'avais besoin pour faire tourner l'affaire.

L'entreprise prenant de l'ampleur, mon mari a quitté l'affaire de son père pour venir s'occuper de la gestion, des finances.

Enfin, en 1978, la clause de non-concurrence tombant, j'ai présenté au Salon du Jouet de Paris, en février, ma première collection de poupées sous le nom de :"Poupées de Catherine Réfabert".

Dès 1979, j'ai changé la dénomination en "COROLLE", c'était préférable pour l'exportation, plus court, plus facile à dire, à se souvenir. Le nom avait été trouvé d'emblée par ma fille et ses petits amies car le premier emballage que j'avais dessiné représentait une guirlande de fleurs. Or, de fleurs à pétale et de pétale à corolle, il n'y avait qu'un pas.

La suite, vous la connaissez.......

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Poupée Corolle : l'aventure des déguisements Anselme

11 Septembre 2014 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #poupée Corolle

(extrait de "Mon enjeu par Catherine Réfabert" - Le Festival de la Poupée à Montmartre - François Theimer - avril 1987.)

Fin 1974.

Quand on m'a proposé de racheter une petite affaire de déguisements pour enfants, située à Clichy (92), c'était ma chance.... Les déguisements, c'était du tissu et, le tissu, je commençais à connaître. De plus, je restais présente sur le marché du jouet, dans un domaine où je pensais qu'il y avait mille choses à faire en attendant de remonter mon affaire de poupée.

Les premiers mois ont été très durs. Je quittais une entreprise qui réalisait plus de 20 millions de francs avec près de 200 personnes, où la dernière collection que j'avais créée et dont tout le monde continuait à me parler, se vendait formidablement bien, une entreprise où j'achetais les tissus par 3000 à 5000 mètres pour me retrouver, mais je l'avais voulu, dans une toute petite affaire artisanale qui avait réalisé en 1974, un chiffre d'affaires de 800 000 francs avec une dizaine de personnes qui avait eu son heure de gloire dans les années soixante mais qui périclitait, faute de moyens et de créativité. J'allais acheter le tissu par 20 ou 30 mètres au marché Saint Pierre, au fur et à mesure de nos liquidités ; je travaillais 12 heures par jour dans un atelier à Clichy, qui était une ancienne imprimerie et où l'hiver, on avait le choix entre mourir de froid ou suffoquer en allumant le poêle qui servait de chauffage.

Depuis mon mariage, je vivais et travaillais en Touraine où mes enfants sont nés et ont grandi et voilà qu'à 37 ans, je devais monter à Paris, tous les lundis, un peu comme une pensionnaire qui retourne à la fin de chaque week-end, dans son pensionnat.

Mon mari travaillait à Langeais et s'occupait des enfants en semaine. Je les retrouvais le samedi avec mes dossiers sous le bras et des croquis plein la tête.

Nous avions entre nos indemnités de non-concurrence et le salaire de Jacques, juste de quoi vivre tout en remboursant M. et Mme ANSELME avec qui nous avions négocié le rachat de leur entreprise en 3 ans.

J'avais tout à apprendre : la gestion, le commercial, la comptabilité car je n'en avais jamais fait auparavant.

Je tapais les factures, je coupais les tissus au ciseau électrique, je portais les robes de fée à confectionner chez les ouvrières à domicile disséminées dans la banlieue parisienne, je livrais les clients, tout cela en rénovant la collection et en l'orientant vers le haut de gamme (à l'époque, il y avait bien une dizaine de fabricants de déguisements et ANSELME était le dernier en chiffre d'affaires) et, en réorganisant un service commercial.

Ces modifications furent réalisées dès février 1975 et eurent des résultats immédiats sur le plan commercial puisqu'en 1976, ANSELME obtenait pour l'une de ses déguisements, un Oscar du jouet).

Parallèlement, sentant bien que sur le plan familial, les allées et venues entre Tours et Paris n'étaient plus possibles (mes enfants avaient à l'époque 10 et 12 ans), j'ai commencé à chercher un local en Touraine.

(à suivre)

Poupée Corolle : l'aventure des déguisements Anselme
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