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Emelbay

Articles avec #un diner de cons presque parfait tag

Corolle : Marie et Emelbay, c'est fini ....

16 Juillet 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Un dîner de cons presque parfait

Voilà c'est fini

 Jean-Louis Aubert

Voilà, c'est fini
On a tant ressassé les mêmes théories
On a tellement tiré chacun de notre côté
Que voilà, c'est fini
Trouve un autre rocher petite huître perlée
Ne laisse pas trop couler de temps sous ton p'tit nez
Car c'est fini...hum, c'est fini

Voilà, c'est fini
On va pas s'dire au revoir comme sur le quai d'une gare
J'te dis seulement bonjour et fais gaffe à l'amour
Voilà, c'est fini
Aujourd'hui ou demain c'est l'moment ou jamais
Peut-être après-demain je te retrouverai
Car c'est fini...hum, c'est fini

J'ai fini par me dire qu'on éviterait le pire
Qu'il fallait mieux couper plutôt que déchirer
J'ai fini par me dire que p't'être on va guérir
Et que même si c'est non, et que même si c'est con
Tous les deux nous savons que de toute façon

Voilà, c'est fini
Ne sois jamais amère, reste toujours sincère
T'as eu c'que t'as voulu, même si t'as pas voulu c'que t'as eu
Voilà, c'est fini
Nos deux mains se desserrent de s'être trop serrées
La foule nous emporte chacun de nôtre côté
C'est fini...hum, c'est fini

 

 

 

Marie et Emelbay ont décidé de se séparer.


D'un commun accord.


Marie ne supporte plus Emelbay.....


Emelbay trouve que Marie n'est pas assez dynamique.....


Elles sont parties chacune de leur côté sur des chemins très différents.


C'est fini ......



La petite voix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, c'est fini
Je ne vois plus au loin que ta chevelure nuit
Même si je m'aperçois que c'est encore moi qui te suis
C'est fini...hum, c'est fini, c'est fini, c'est fini

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Un dîner de cons presque parfait (fin)

30 Mars 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Un dîner de cons presque parfait

Tout le monde rit, mais personne ne rit de moi.

 

C'est un peu l'essentiel dans cette histoire.

 

Le dîner de cons a peut-être eu lieu, mais ce n'est pas moi qui occupait la place de bouffon.

 

Tout doucement, les rires se calment.

 

La petite voix me demande :

 

- "  Arrête de rire comme cela, tu me secoues.

     Et que va-t-il se passer maintenant ?

 

-   Tu peux parler . Tu ries si fort que cela me donne mal à la tête.

      Je ne sais pas.

 

- tu risques un retour de manivelle.

 

- peut-être. On va bien voir ..."

 

Notre hôte qui a repris ses esprits dit :

 

- "Cela fait longtemps que je n'avais pas ri autant. Cela m'a donné soif."

 

Et s'adressant à la jeune personne qui fait le service depuis le début du dîner, il demande du champagne.

 

Une fois que tous les verres sont remplis, le maître de maison se lève et demande le silence :

 

- " Je voudrais lever mon verre en l'honneur de ma femme, sans qui cette soirée n'aurait pas eu lieu. Elle restera l'une de tes soirées les plus réussies ma Chérie et, en ce qui me concerne, je ne suis pas prêt de l'oublier.

 

Je voudrais ensuite lever mon verre en l'honneur de Marie-Laure, une fiche mouche ... du coche. Grâce à vous, j'ai ri ce soir comme je n'avais pas ri depuis des années. Je vous en remercie sincèrement. Et si vous me le permettez, j'ai une faveur à vous demander : je serais vraiment très honoré si vous acceptiez de me faire découvrir votre collection de poupées Corolle."

 

J'avoue que je suis surprise. Je ne m'attendais pas à cela. Et dans un grand sourire, je réponds :

 

- Mais avec un grand plaisir. Tout l'honneur est pour moi".

 

Et il me gratifie d'un charmant clin d'oeil tout en levant son verre dans ma direction.

 

Le dîner est terminé et la soirée touche à sa fin.

 

Les premiers invités prennent congé. Nous ne tardons pas à faire de même.

 

Le sourire de Virginie est un peu coincé et sa main plutôt froide lorqu'elle me dit au revoir. Son mari, en revanche, est beaucoup plus chaleureux. Il m'embrasse et me glisse un "encore bravo" discrétement à l'oreille.

 

Alors que nous rejoignons notre voiture dans la nuit calme et étoilée, mon mari me prend la main et me dit en riant (encore !) :

 

- " tu n'es vraiment pas sortable. Tu n'as pas honte de toi ? Cette pauvre Virginie ! Tu as pensé à sa réputation ?

 

- ne t'inquiète pas pour elle. Elle s'en remettra. Je lui fais confiance. Mais c'est de sa faute : il ne fallait pas me chercher.

Il ne fallait pas me chercher sur ma collection de poupées Corolle !

 

Tu crois qu'elle accompagnera son mari quand il viendra chez nous à XXXX dans le 94 ?

 

- Mais tu n'as pas fini ?

 

- C'était juste une question ..."

 

 

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Un dîner de cons presque parfait (6 ème partie)

26 Mars 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Un dîner de cons presque parfait

Et toutes les têtes, tous les yeux quittent le visage de Virginie qui a tourné au vert, pour se poser sur celui de son mari. Celui-ci est assis en bout de table. Il préside le dîner.

Mais à ce moment précis, il ne préside plus rien du tout.

Il est l'illustration parfaite de certaines expressions très imagées : il est mort de rire, plié en deux !

Son rire est puissant, tonitruant, largement au-dessus des décibels autorisés pour un rire de dîner qui se veut élégant et de bon goût.

Mais il s'en fiche complètement. Il rit, il rit, il ne s'arrête pas de rire.

Il essaie de reprendre son souffle et de se calmer. Il bégaie le mot "extraordinaire". Mais à chaque fois, il ne peut s'empêcher de regarder sa femme, puis moi ensuite et il se remet à rire de plus belle. Des larmes coulent sur ses joues.

Henri Salvador n'a pas fait mieux  !

D'abord très surpris par ce rire inattendu, les invités sont sans voix. Puis petit à petit, gagnée par la contagion,  toute la table se met à rire. Certains rient franchement, du même rire franc que leur hôte. D'autres rient délicatement, prudemment, se demandant ce qui va se passer après.

Quelques hommes rient jaune, sans doute d'anciens "poupons" qui ne font plus partie de la collection.

Mes voisins rient de bon coeur et mon mari aussi. Entre deux éclats, il répéte"mais ce n'est pas possible !"

N'ayant rien prémédité du tout et assez étonnée de la tournure que prennent les évènements, je ris comme les autres, sans m'inquièter le moins du monde ce qui va bien pouvoir se passer, une fois que l'hilarité générale sera retombée.

Enfin si,  je dois être honnête. Une chose m'inquiète beaucoup : va-t-on quand même me servir une autre part de mousse au chocolat ???

Et Virginie, me direz-vous ?  Que devient-elle ?

Et vous, qu'auriez-vous fait à sa place ?

- quitter la table en jetant violemment sa chaise en arrière ?
- hurler contre moi en me demandant de retirer immédiatemment mes paroles ?
- prendre mes propos avec humour en  disant que j'avais beaucoup d'imagination ?
- répondre d'un ton méprisant "très drôle" ?

Etant donné l'état de rire absolu dans lequel se trouve son mari, faire un scandale n'est pas la bonne solution.

Cela va confirmer mes propos et  transformer sa soirée en champ de ruines.

Il n'est pas question que la Grande Virginie perde la face.

Le danger pour elle ne vient pas de mes propos car son mari, qui  n'est pas un modèle de fidélité, est largement au courant de la vie "privée" de sa femme.

Non,  c'est l'auteur de l'attaque qui est le vrai danger.

Les rôles sont inversés. C'est moi qui doit jouer le rôle du CON, pas elle.

Elle ne craint qu'une chose  : que ces nombreux courtisans et adminateurs ne se rendent compte que la situation n'est plus son contrôle et qu'elle a perdu la maîtrise de sa soirée.

Elle va devenir la risée de son monde et ses amis vont fuir ses dîners.

Elle a mis des années à constuire son empire. Elle a dépensé des fortunes à inviter et à nourir les bouches les plus en vue de Paris. Elle a souffert le martyre sous le bistouri des chirurgiens esthétiques.

Elle ne va pas tout perdre ce soir à cause d'une fleur de banlieue, d'une ....d'une stupide mère de famille !

Alors Virginie, la reine des dîners réussis rit, rit à gorge déployée,  comme les autres.

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Un dîner de cons presque parfait (5ème partie)

23 Mars 2010 , Rédigé par emelbay.over-blog.com Publié dans #Un dîner de cons presque parfait

La maîtresse de maison me quitte en souriant mielleusement  et invite ses invités à la suivre dans la salle à manger.

La petite voix me mumure :

- " tu as été sauvée par le gong .

- Sauvée ?? mais de quoi ? Explique-toi !

- Ne me dis pas que tu n'as pas compris où elle voulait en venir ?

- Ben si, elle voulait que je lui parle de ma collection de poupées.

- et tu crois vraiment que ta collection l'intéresse ? Tu es trop naïve ma fille. Heureusement que je suis là. Méfie-toi, à mon avis, ce n'est pas fini !

Bon, c'est pas tout ça, mais qu'est-ce qu'on mange ?"

Perdue dans mes pensées, et pour cause, je me dirige vers la salle à manger où une grande table est dressée. Normalement, j'aurais dû la trouver jolie et apprécier la belle vaisselle et les bouquets de fleurs.

Mais le décor me paraît tout-à-coup suspect, voir dangereux.

Je sens une main familière me toucher le bras. Mon mari. Il me demande :

-" ça va ? tu ne t'ennuies pas ? Je suis désolé de t'avoir abandonné tout-à-l'heure. Mais pris dans une discussion, je t'ai un peu oubliée.

-  Ce n'est pas grave. Mais tu sais, elle est quand même un peu spéciale cette Virginie. Je ne la sens pas du tout !

- Cela ne m'étonne pas. Vous n'êtes pas dans le même monde. C'est une vraie parisienne, avec un grand P, comme péjoratif. On raconte beaucoup de choses à son sujet. Elle a le sang chaud, on va dire. C'est dommage car son mari est vraiment quelqu'un de bien.

Allez, viens on va s'asseoir".

Tout le monde est maintenant assis, un dernier bruit de chaise qui glisse sur le parquet et les conversations reprennent ou recommencent, alors que les premières assiettes arrivent.

Le repas est à la hauteur de ce que j'avais imaginé. Excellent. Traiteur ? Cuisinière professionnelle ? Je ne sais pas. Mais les plats qui se succèdent sont délicieux.

Mon voisin de gauche est un homme charmant, qui en est aussi à son premier dîner dans cette maison. Sa femme qui est assise un peu plus loin m'avoue, à voix basse, qu'elle est un peu mal à l'aise et qu'elle n' a pas l'habitude de ce genre de soirée.

Je la rassure, nous sommes deux ! Cela nous fait bien rire. Une certaine complicité est née entre mes voisins et moi.

La conversation générale est menée en grande partie par Virginie qui joue son rôle de maîtresse de maison à la perfection. Et elle parle de vernissages, de galeries d'art, d'expositions "sublimes" et de restaurants japonais absolument "divins".

Le public est excellent ce soir, les oreilles attentives et les échanges nombreux. Visiblement, Virginie est en grande forme et il faut que cela se sache !!

Arrive enfin le dessert, le moment que je préfère. Parmi les deux ou trois douceurs que je découvre dans mon assiette, se trouve une mousse au chocolat qui a l'air délicieuse.

Très occupée par ma gourmandise et ma jolie petite cuillère, j'entends à peine :

-" Savez-vous que nous avons de la chance, ce soir ? Nous avons la chance d'accueillir à cette table, une grande collectionneuse, une grand collectionneuse de poupées. Et pas n'importe quelles poupées, les poupées Corolle. Celles que j'achetais à Aliénor lorsqu'elle était petite. Marrant, non ?

Marie-Laure, s'il vous plait, parlez-nous de vos poupées. Racontez-nous comment vous avez commencé votre collection ?"

Alors que je lève mon nez de l'assiette et que le laisse tomber ma cuillère dans la mousse au chocolat, je découvre une vingtaine de visages qui me regardent. Certains sont hilares, d'autres condescendants ou même méprisants.

Et j'entends des :
- comme c'est intéressant,
- ma gardienne collectionne les timbres
- je meurs d'envie de vous entendre
- on vous écoute, n'ayez pas peur ...

Mais moi, j'entends surtout la petite voix qui me dit :

- "je savais que cela allait arriver. Cette bonne femme est un fléau. M...,il faut qu'on se sorte de là"

Je tourne doucement la tête d'abord vers la gauche, puis vers la droite, vers Virginie qui est assise à quelques chaises de moi.

Elle semble au comble du triomphe, elle resplendit. Elle a trouvé sa victime, le clou de son spectacle. Ses courtisans la dévorent des yeux, la trouvent géniale. Ils sont prêts pour la mise à mort.

Je lui souris, ainsi qu'à tous ces admirateurs. Je suis le calme qui précède la tempête. Je ne parle pas tout de suite. Je ne veux pas rater mon effet.

Enfin, je lui dis :

- Mais je vous laisse l'honneur ma chère Virginie. Vous êtes ici chez vous et c'est à vous de nous parler de votre collection, la première. J'ai entendu dire que vous aviez une collection exceptionnelle de poupons tout-à-fait charmants, de grands garçons très séduisants. Mais, il paraît que ces derniers temps ils sont moins nombreux et moins frais que par le passé. Mais je vous en prie, racontez-nous tout cela vous même ! Moi je n'y connais rien ! Je ne voudrais pas dire de bêtises.

Je pourrais avoir encore un peu de cette délicieuse mousse au chocolat, s'il vous plaît ?"

La petite voix est ravie. Mais un peu étonnée. Comment j'ai fait pour trouver "ça" toute seule et réagir aussi vite ? Elle n'en croit pas mes oreilles, la coquine !

Mon mari qui vient de boire, est en train de s'étrangler. Je crois qu'il a avalé de travers, le pauvre !

Je n'ai pas quitté Virginie des yeux. J'attends la riposte. Je suis prête. Je ne veux pas être le con de ce dîner. Pas question.

Le silence qui règne est évocateur. Tout le monde attend. Comment va-t-elle réagir ? "Le sang" va-t-il couler ?

Et le silence est brisée en mille morceux scintillants par un gros éclat de rire, un ENORME RIRE SONORE, un rire franc et joyeux, un rire libérateur qui ne s'arrête pas.









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Un dîner de cons presque parfait (4ème partie)

21 Mars 2010 , Rédigé par emelbay.over-blog.com Publié dans #Un dîner de cons presque parfait

Les gens présents à cette soirée ne sont pas tous de la même génération. Il y a un mélange des âges et des genres qui ne manque pas d'intérêt. Certains me sourient au passage et d'autres me regardent sans me voir. Je surprends quelques bribes de conversation : un peu de politique, beaucoup de business, des récits de soirées et autres sorties, de nombreux éclats de rires.

La petite voix, qui est quelque fois mauvaise langue, ne peut s'empêcher de faire des réflexions :

- tu as vu comme elle est habillée, celle-ci, heureusement que le ridicule ne tue pas !

- et celui-là, à mon avis, il a déjà trop bu

- Je l'avais déjà remarqué en arrivant, ce grand blond. Trop beau !!

C'est pas bientôt fini, là-haut, espèce de vieille commère. Tu travailles pour Voici ou quoi ??

Soudain, j'entends prononcer mon nom :

-"Marie-Laure, je manque à tous mes devoirs de maîtresse de maison. Je peux vous appeler Marie-Laure ?

- Oui, bien sûr puisque c'est mon prénom.

- Vous avez un mari charmant. Mon époux l'apprécie beaucoup.

- C'est gentil. Vous avez une très belle maison

- Oui, Où habitez -vous ?

- à  XXXX dans le 94

- à XXX dans le 94 ? Ce n'est pas un peu dangeureux ?

- non, pourquoi ??

-  euh, je ne sais pas. C'est quand même la banlieue.

- Oui, et alors où est le problème ?

A ce moment là, j'entends la petite voix qui de me dit " du calme, oh !

- tu as raison, mais je n'aime pas ses sous-entendus et ses préjugés."

Je reprends la conversation, avec plus de diplomatie :

- vous savez, la banlieue, on écrit et on raconte beaucoup de choses à son sujet. Tout n'est pas vrai et la presse exagère souvent.

- vous travaillez ?

- je m'occupe de mes enfants.

- non, je parlais d'un vrai métier ! Moi, je suis styliste. Je travaille pour une grande marque de vêtements. Machin !! Vous connaissez bien sûr ?

- euh, non. Je ne crois pas en avoir jamais entendu parler. Où peut-on admirer  vos dernières créations ?

- c'est-à-dire, elles ne sont pas encore commercialisées. Je prépare ma premi... prochaine collection.

- comme c'est intéressant. J'ai hâte de la découvrir. J'espère que vous me préviendrez .

- donc, vous ne travaillez pas. Comme cela doit être ennuyeux de rester toute la journée à la maison. Vous êtes d'une autre époque. Comme c'est charmant !!

A nouveau, la petite voix se fait entendre : "elle est plus vieille que toi  ! Je rêve ou quoi "

Et la dame de rajouter :

- vous ne passez quand même pas toutes vos journées à faire du ménage, j'espère. Vous avez bien des occupations, disons, personnelles quand même  ?

Et là, spontanément, je réponds, sans réfléchir :

- oui, je collectionne des poupées, des poupées Corolle.

- tiens donc, mais c'est passionnant. Ma fille Aliénor en avait beaucoup quand elle était petite. Mais racontez moi cela.

- Ce sont de très belles poupées, surtout les modèles de collection. Elles portent de beaux vêtements. Il y a des danseuses, des mariées, mais aussi de charmants bébés qui ...

Au fur et à mesure que je parle, je vois le visage de la dame changer. J' ai l'impression que ce que je lui raconte l'intéresse énormément, tout-à-coup. Elle me bombarde de questions :   vous les collectionnez depuis longtemps, vous en avez beaucoup ... Elle a l'air de beaucoup s'amuser ... à mes dépens. Elle me fait penser à quelqu'un, mais à qui, à un acteur dans un film ....

Et au moment où elle interpelle une autre femme prénommée Coralie en lui disant " tu ne devineras jamais ce que cette chère Marie-Laure collectionne ? C'est très interessant ...", je suis sauvée par un "Madame est servie"

http://top-news.fr/photos/un-diner-presque-parfait.jpg

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Un dîner de cons presque parfait (3ème partie)

20 Mars 2010 , Rédigé par emelbay.over-blog.com Publié dans #Un dîner de cons presque parfait

Mon mari, la petite voix et moi remontons une allée en gravillons qui conduit à une maison brillamment éclairée. Comme il fait noir, la batisse paraît immense. Bizarrement, je commence à avoir le trac. Je serre la main de mon mari un peu plus fort. Je sens la sienne qui répond à mon étreinte et il me dit doucement "Superbe, la maison. Je ne suis pas étonné."

Nous sonnons et un monsieur très souriant vient nous ouvrir la porte. Il salue aimablement mon mari et me tend une main chaleureuse en me disant qu'il est ravi de faire ma connaissance. Je réponds poliment. Nous nous débarrassons de nos manteaux et nous le suivons jusqu'au salon.

Dans une grande pièce, élégamment meublée, nous découvrons une vingtaine de personnes réparties en petits groupes de deux ou trois, les uns sur des canapés, d'autres debout à côté d'un buffet et d'autres encore fumant des cigarettes sur une terrasse attenante.  La majorité des invités tient une coupe de champagne à la main et  l'ambiance paraît amicale et détendue.

http://www.lsrhs.net/departments/language/GalanoM/MAINSITE/cinema%20site/images/le%20diner%20de%20cons%20poster.jpg

Le maître de maison nous conduit vers une femme blonde en grande conversation avec un clône de Barbie et une jeune fille habillée à la dernière mode.

- "Je vous présente mon épouse, Virginie, ma fille Aliénor et une amie, Mathilda".

La dame nous souhaite la bienvenue et me remercie du bouquet de fleurs que je lui tends.  Elle me dévisage avec insistance comme si elle voulait évaluer quelque chose. Puis, elle se reprend ausstôt et nous demande si nous désirons boire quelque chose. Tout en la suivant jusqu'au buffet, je me rends compte que mon mari est déjà en grande conversation avec son mari et que d'autres hommes se joignent à eux. Je me retrouve rapidement séparée de mon époux, une coupe de champagne à la main, à côté de la maîtresse de maison qui plaisante gaiement avec un homme jeune très bien fait de sa personne, genre golden boy américain.

Si à première vue, la dame paraît relativement jeune, il est assez aisé de découvrir que la chirurgie esthétique y est pour beaucoup.  Son visage semble artificiel et ses dents trop parfaites. Sa peau est trop lisse et trop tendue.Son décolleté anormalement  avantageux. Il se dégage une impression O.G.M de cette femme. C'est sûr, elle n'a rien de bio !

Et  je repense à ce que mon amie m'avait raconté au téléphone, quelques semaines auparavant ...

J'en profite pour regarder autour de moi. Le salon est vraiment très beau, à la fois élégant, mais sans ostentation et très raffiné dans le choix des couleurs. Visiblement, le gris et ses nuances sont très appréciés.

Mon mari a définitivement disparu. Je ne connais personne et je ne sais pas très bien ce que je dois faire. Retrouver mon mari et rester plantée à côté de lui à écouter parler affaires. Bof !

Je demande à la petite voix : "on fait quoi ?" - " fais un petit tour, je ne sais pas moi, essaie de discuter avec les gens" me répond-elle "débrouille-toi, tu es une grand fille !!".

Et me voila partie à l'aventure dans ce salon rempli d'inconnus, tel Indiana Jones dans son temple maudit !! 

 

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Un dîner de cons presque parfait (2ème partie)

16 Mars 2010 , Rédigé par emelbay.over-blog.com Publié dans #Un dîner de cons presque parfait

Puis le jour de ce fameux dîner est arrivé. Après un petit passage obligatoire chez le coiffeur et un détour chez la fleuriste, nous voici prêts à partir, mon mari et moi.

Alors que je donne les dernières consignes à mes enfants et à leur gentille baby-sitter, j'entends "quelqu'un" qui m'appelle.

"- Hé, attends-moi. Tu ne vas quand même pas partir sans moi ?

- Oh que si, toi tu restes à la maison avec les petits.

- Certainement pas. Je ne la sens pas du tout cette soirée. je préfère t'accompagner au cas où ..."

Vous avez deviné qui me parle comme ça ? Evidemment, c'est la "petite voix".
Elle arrive toujours quand ... on a besoin d'elle. Il faut bien l'admettre, mais elle ne doit pas le savoir.

" - Bon ben, dépêche toi alors. Tu t'es changée au moins. Je n'ai pas envie que tu me fasses honte !!

-et ça se croit drôle !!"

Mon mari, en me voyant arrivée en riant, a mis cette joie sur le compte de cette soirée et a semblé ravi de me voir si bien disposée.

Nous voila partis.

Le Louvre, la rue de Rivoli, la place de la Concorde, les Champs-Elysées, la Place de l'Etoile et .... Neuilly sur Seine.

Mon mari s'arrête devant une très belle maison. La totale, le cliché parfait !!

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Je vous promets que ce n'est pas moi qui ai commencé. Je suis arrivée à cette soirée sans aucune arrière pensée. J'étais tout-à-fait calme et de très bonne humeur.  
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Un dîner de cons presque parfait (1ère partie)

16 Mars 2010 , Rédigé par emelbay.over-blog.com Publié dans #Un dîner de cons presque parfait

Il y a quelques mois de cela,  mon mari est rentré à la maison, un soir, en m'annonçant qu'il avait reçu une invitation à dîner, dîner auquel j'étais aussi conviée.

Je n'ai pas beaucoup d'intérêt pour les "dîners en ville". Bien souvent, ils représentent de véritables corvées pour moi, sauf lorsque l'invitation vient de personnes que j'apprécie particulièrement, c'est-à-dire de véritables amies (is).

Mais dans le cas présent, il s'agissait d'une invitation venant de personnes parfaitement inconnues de moi, les Paris-le Pilat.

Tout en s'asseyant à table, mon mari m'explique qu'il avait fait la connaissance du monsieur lors d'un voyage d'étude à l'étranger et que depuis, il l'avait croisé plusieurs fois lors de repas d'affaires. Il s'agissait d'un homme très aimable,  assez drôle et de bonne compagnie. Mon époux ne connaissait pas sa femme, ni ses deux enfants.

Afin de ne pas oublier cette invitaton, je l'ai notée dans mon agenda. Il restait trois semaines et je dois bien avouer que rapidement je n'y ai plus pensé. Cela n'avait pas grande importance pour moi. Juste une obligation sociale et professionnelle de mon mari.

Quelques jours plus tard, je reçois un coup de téléphone d'une amie. Je suis ravie de l'entendre et nous entamons une discussion féminine  très amicale. Elle m'explique que cela fait plusieurs semaines que nous ne nous sommes pas vues et qu'elle voudrait organiser un dîner (décidémment !) et me propose une date. Je consulte mon agenda, non pas de ministre, mais de maman au foyer où l'on trouve surtout des rendez-vous chez le dentiste ou l'orthophoniste, et je me rends compte qu'elle me propose la même date que l'invitation reçue par mon mari.

Je lui explique que je suis vraiment désolée, mais qu'à cette date là, nous sommes déjà pris. Et pour étayer mes regrets vraiment sincères, je lui raconte l'origine de cette invitation et le peu d'intérêt que je lui accorde.

Et à ma grande surprise, elle me raconte qu'elle connaît un peu les Paris-le Pilat de réputation, mais qu'elle n'a jamais eu l'occasion de les rencontrer. Elle me confirme que le mari est un homme très apprécié dans son milieu professionnelle, qu'il jouit d'une excellente situation. Et elle rajoute : " la dame, par contre, c'est une vraie peste. Une prétentieuse qui pense avoir toujours 20 ans. Il paraît qu'elle partage sa vie entre les liftings et ses amants !"

Cette révélation ne m'avait pas particulièrement étonné ou ému. Je ne connaissais pas cette dame et ses histoires de coeur et de c... ne me regardaient pas.

Mais ces confessions anodines allaient bientôt m'être d'un très grand secours !

     
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Une nouvelle histoire ??

11 Mars 2010 , Rédigé par emelbay.over-blog.com Publié dans #Un dîner de cons presque parfait

- Avec plaisir.

- Vous voulez quelque chose de drôle ?

- C'était bien mon intention.

- Qui parle de poupées ?

- comment avez-vous deviné ?


Alors, à bientôt pour :

"Un dîner de cons presque parfait"

Merci

Emelbay
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