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Emelbay

POUPEE COROLLE : LE PREMIER BEBE REBORN FRANCAIS

20 Avril 2011 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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En son temps, dans le monde de la création de poupée, Catherine Refabert a souvent été en avance sur son époque.

 

Elle a été une véritable "précurseur" (comment trouver un équivalent féminin correct de ce mot ?) dans l'évolution de la poupée.

 

On lui doit le premier poupon sexué commercialisé par la marque Clodrey qui a fait grand bruit à sa naissance et scandale aux Etats-Unis.

 

Elle a fait évoluer les techniques de fabrication, les physionomies des poupées, les matériaux, les vêtements.

 

Pour ces derniers, elle n'hésitait pas utiliser des tissus de grande qualité telle que la soie et suivait avec attention les défilés de mode pour enfants dont elle s'inspirait pour habiller ses poupées.

 

Même au sein de l'usine, elle avait réussi à s'entourer de femmes compétentes pour la seconder et l'assister tant au niveau du personnel admnistratif que des ouvrières. Ces dernières conduisaient elles-même les chariots-élévateurs dans les ateliers.

 

Catherine Réfabert était (et doit sans doute l'être toujours...) une femme à la personnalité très forte et capable de relever beaucoup de défis.

 

Il suffit de lire son livre autobiographique "un amour de poupée" pour s'en rendre entièrement compte.

 

Dans la collection Corolle de 1986, apparait un grand poupon au visage très expressif : il n'a pas de prénom véritable, mais simplement un "titre" : DERNIER NE.(photos ci-jointes).

 

On raconte, mais je n'en ai jamais eu de réelle confirmation, que le visage de ce bébé a été inspiré par le propre fils de Madame Réfabert, Marc Réfabert.

 

Ce poupon au visage très expressif est, à mon avis, le premier bébé reborn français.

 

Bien avant tous les autres :)

 

Un quoi ? un bébé reborn.

 

Mais si, vous en avez certainement déjà vus.

 

Ils envahissent les salons de poupées, ils sont présents sur le net à travers d'innombrables "nurseries ou pouponnières" (ce sont les termes utilisés pour nommer l'endroit où ils sont fabriqués).

 

Ils ont même fait l'objet d'un reportage sur TF1 dans l'émission 7 à 8 où les collectionneuses de ces bébés reborn étaient volontairement tournées au ridicule par les journalistes.

 

On nous expliquait, par exemple, que l'on n'achète pas un bébé reborn. On l'adopte. C'est plus élégant, plus correct, même si au préalable de "chaque adoption" il faut sortir son chèquier ou plusieurs billets de 100,00 euros !

 

Je me rends régulièrement au Salon Paris-Création, à Paris(donc !) qui a lieu deux fois par an.

 

Pour celui qui ne connaît pas, Paris-Création, cela ne veut rien dire.

 

Cela peut être un Salon sur la création de n'importe quoi : des vêtements, des meubles, de la gastronomie ???

 

Derrière ce nom banal et à usages multiples, se cache un salon consacré à la Poupée : poupées mannequins (beaucoup et même de trop), poupées d'artistes (le pire et le meilleur), poupées anciennes ou vintage (trop peu, malheureusement) et depuis quelques années les bébés reborn (beaucoup trop et surtout énormément de pire pour peu de meilleur).

 

Leur présence encombrante et trop voyante a fait fuir les collectionneuses et exposantes de poupées des grandes maisons de qualité telles que Petitcollin, Bella, Raynal, Corolle etc...

 

Il n'y a plus d'équilibre entre les créations récentes, souvent sujettes à caution et les valeurs sûres et incontournables du patrimoine français et étranger de la

belle poupée de qualité.

 

Heureusement, en province, les salons de poupées et de jouets anciens font encore la part belle à la "vraie" poupée, sans pour autant ignorer la création d'artiste ou les nouvelles tendances.

 

Il faut sans doute y voir la volonté des organisateurs de respecter un certain équilibre dans la présentation et la variété.

 

Ce qui n'est pas le cas du salon Paris-Création et de son organisatrice dont les seuls objectifs affichés sont la vente très lucrative de poupées mannequins américaines.

 

Et comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, ce stand est le plus grand, le mieux installé et idéalement placé dès l'entrée du salon. Une véritable cash-machine, comme à Las Vegas, "american dolls" oblige !

 

J'en reviens une dernière fois au nom de ce salon : Paris-création. Il y a de quoi sourire et même rire...

 

Au fait, savez-vous que pour fabriquer un reborn, il faut acheter un kit (ouiii, comme les meubles chez Ikéa !). Un kit est constitué d'une tête, de deux bras, de deux jambes et d'un corps en tissu tout plat qu'il faut rembourrer. Et où peut on acheter ces fameux kits ? Aux Etats-Unis, évidemment. Trop forts, ces Américains ! Le beurre ET l'argent du beurre. Sans oublier les jolies poupées Corolle qui appartiennent au groupe Mattel. L'oncle Sam doit avoir une femme qui aime les poupées :)


 

Vous aurez compris que je  n'apprécie pas beaucoup ces bébés reborn.

 

En dehors du fait qu'ils me font toujours penser à des bébés morts (je suis désolée de vous choquer !), je les trouve à quelques exceptions près, très laids.

 

Dans les exceptions, je citerai la nursery "Chocovanille" dont la  créatrice a beaucoup de talent. Les visages de ces poupons sont particulièrement beaux.

 

J'ai souvent eu l'occasion de prendre des bébés reborn dans les bras au Salon Paris-Création. Mais je les ai toujours rendus très vite à leurs propriètaires.

 

Tenir ce genre de poupée (puisqu'il faut bien les mettre dans une catégorie !) me met mal à l'aise, me gêne considérablement.

 

Si on tente d'analyser un temps soit peu la situation, on se rend compte que l'on tient un objet complètement inanimé dans les bras  qui est censé représenter ce qu'il y a de plus beau au monde : un bébé nouveau-né.

 

Et ce qui est choquant et dérangeant dans le phénomène reborn, c'est la volonté des créatrices à pousser la ressemblance à l'extrême : poids, taille, dessins des veines sur le crâne, cordon ombilical, rougeurs, duvet cranien etc...

 

Pourquoi un tel besoin de reproduire une réalité si pure, si parfaite ?

 

Pourquoi vouloir dépasser les limites d'une certaine réalité et tomber inévitablement dans la caricature et la laideur ?

 

Pourquoi vouloir donner à des marionnettes de plastique et de tissu les mêmes attributs que ceux d'un bébé nouveau-né ?

 

Je trouve cela parfaitement indécent et choquant, ridicule et consternant.

 

Une poupée, qu'elle s'appelle Jumeau, Petitcollin, Bella ou Corolle est un objet facilement identifiable avec des codes simples, celui du jouet à jouer ou à collectionner.

 

Il est facile pour une petite fille ou une adulte de chérir une poupée ou de jouer avec elle. La poupée a son domaine de compétences, ses limites  et l'être humain reste maître de ses émotions et de son évolution personnelle.

 

Il n'en va pas de même pour les bébés reborn où la frontière entre l'objet inanimé et l'enfant nouveau-né est volontairement très confuse.

 

Les bébés reborn sont fabriqués de façon à faire le même poids et la même taille qu'un nouveau-né. La peinture et le toucher de leurs corps sont censés rappeler celui d'un bébé.  Les détails, quelquefois douteux, tel que le cordon ombilical, les veines capillaires, les marbrures du corps sont poussés à l'extrême.

 

Pourquoi ?? Une nouvelle fois, pourquoi ??

 

On dit que le reborning est un art.

 

J'en doute car lorsque l'on pose la question aux créatrices, elles répondent invariablement la même chose : créer un bébé reborn est un travail, une tâche longue et diffcile qui demande beaucoup de temps et qui coûte très cher.

 

Où se trouve le rapport avec l'art dans cette réponse.

 

Constuire une voiture, un train ou une maison est aussi un travail, une tâche longue et difficile qui demande beaucoup de temps et qui coûte cher.

 

Le reborning est un drôle de phénomène de mode, un petit arbre comique et souvent ridicule qui cache la forêt de nos limites et de notre folie humaine.

 

Je ne jette la pierre à personne et je ne juge ni les créatrices, ni les collectionneuses. Je n'en ai ni le droit, ni les compétences.Et cela ne m'intéresse pas.

 

Mais j'en ai assez du politiquement correct et d'entendre crier au génie là où il n'y en a pas.

 

Juste un pavé dans une petite mare dont les éclaboussures n'atteindront pas mes chaussures...

 

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POUPEE GOTZ : WAHOUWA, MA JOLIE SARAH.

19 Avril 2011 , Rédigé par EMELBAY

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Comme le chantait Johnny Hallyday, il y a de nombreuses années, "Wahouwa, ma jolie Sarah ...", je vous présente mon dernier coup de coeur.

 

Oui, je sais, je ne suis pas en avance et même carrément en retard de plusieurs trains !

 

Sarah, poupée de la maison Götz, a fait sa première apparition, il y a déjà plusieurs années dans les catalogues et les magasins. Aujourd'hui, elle n'est plus commercialisée et a été remplacée par sa cousine Hannah. Sa maman est une créatrice allemande très connue qui s'appelle Hildegard Günzel.

 

Il y a certaines choses dans lesquelles je ne suis pas une aventurière, comme  la cuisine et les poupées.

 

En ce qui concerne le premier domaine, je suis très prudente : je ne teste une nouvelle recette que si elle ne présente vraiment aucune difficulté, que si les ingrédients se limitent à quatre, que si le temps de préparation et de cuisson n'excèdent pas trente minutes.. Enfin bref, faire cuire des pâtes est ce que je réussis le mieux !

 

Et lorsque je suis amenée à découvrir et à goûter de nouveaux plats dont je ne maîtrise pas totalement la composition, je suis rapidement gagnée par la panique : je ne vais pas aimer, c'est certain. Il vaut mieux que je ne goûte pas. Au secours, comment me sortir de cette impasse sans vexer personne ???

 

Pour les poupées, c'est un peu pareil. Mon horizon se limitait exclusivement à Corolle : Corolle au nord, Corolle au sud, Corolle à droite, Corolle à gauche.

 

Toutes les autres poupées me laissaient indifférentes, même si je prenais le temps de les regarder, de m'intéresser à leur histoire ou à leurs particularités.

 

Aucune autre poupée n'avait jamais réussi à supplanter les poupée Corolle dans ma petite vie de collectionneuse amateur, mais pasionnée.

 

Et puis, petit à petit, les années passant, les nouvelles collections Corolle se suivant, sans jamais apporter de réelles nouveautés dignes de la grande époque de Madame Réfabert, j'ai commencé à m'intéresser à d'autres marques.

 

Je vous ai déjà parlé de mes poupées de Ruth Treffeisen, de ma poupée Kidz'n Cats.

 

Aujourd'hui, c'est au tour de mes poupées Sarah de chez Götz.

 

En ce moment, elles occupent presque toute mon attention.

 

Je les trouve très réussies et admirablement proportionnées. Elles sont entièrement en vinyl, possédent plusieurs articulations et tiennent debout toutes seules. Leur fabrication est d'excellente qualité et leurs yeux sont très expressifs.

 

Leur garde-robe est plaisante et assez variée tant dans le styleSDC11864.JPG que dans les couleurs.

 

Voici Sarah-Lou, en cavalière avec son poney Dandy, Sarah-Lisa en ballerine et Sarah-Lola en ballade avec son petit chien Jump.

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LA CLINIQUE DES POUPEES COROLLE.

18 Avril 2011 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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Les poupées passionnément !

 

Corolle adore les poupées et ce n'est rien de le dire.

 

Et Corolle aime tellement ses poupées que lorsque celles-ci tombent "malades", il existe la clinique Corolle pour prendre soin d'elles.

 

Corolle, en association avec la chaîne de magasins de jouets Jouéclub, a lancé, depuis quelques mois,  une opération pour venir en aide aux poupées en difficultés.

 

Cheveux coupés, yeux coincés ou sans cils.... et je ne sais quel autre malheur viennent quelquefois ternir la vie souvent mouvementée d'une poupée.

 

Dans chaque petite fille se cache une apprentie-coiffeuse qui un beau matin décide de tester son talent sur la belle chevelure de sa poupée

 

 Il y a aussi la future esthéticienne qui armée de sa boite de feutres, maquille énergiquement les yeux et la bouche de sa poupée.

 

Il ne faut pas non plus oublier la petite chirurgienne et son ciseau qui veut opérer sa poupée, le grand ou petit frère qui s'amuse à prendre la petite compagne de sa soeur comme ballon de foot ( oh si, cela existe !).

 

Que de dangers et de menaces dans la vie d'une poupée.

 

Si vous posèdez une poupée Corolle dont la santé laisse à désirer, rendez vous sur le site de Corolle, dans la rubrique "clinique" où on vous expliquera comment faire soigner GRATUITEMENT votre poupée.

 

Il s'agit d'une idée originale et sympathique de la Société Corolle.

 

Je peux vous en parler aujourd'hui car j'ai testé ce service avec succès et j'en suis vraiment très contente.

 

Il y a quelques années, j'avais trouvé dans un vide-grenier une poupée Corolle de 42 cm en piteux état.

 

Je m'en rappelle comme si c'était hier : la poupée gisait par terre entre des roues de voitures, un vieux bidon métallique et un tas d'autres objet hétéroclites. Je me demande comment cette pauvre poupée avait pu atterir dans ce déballage de saletés.

 

J'ai acheté cette poupée avec hâte dans le seul but de la soustraire à un univers glauque.

 

Elle avait les cheveux coupés et du stabilo orange plein la figure et bien sûr, elle était très sale.

 

J'ai commencé par bien la décrasser à grand renfort de produits ménagers. Puis, je l'ai faite tremper dans une eau additionnée d'eau de javel pour rendre une certaine blancheur à son body.

 

Pour les cheveux, il n'y avait rien à faire : ils étaient courts et le resteraient.

 

J'ai badigeonné son pauve visage de crème "magique" pour tenter d'enlever le stabilo orange.

 

Mais pour lui rendre quand même le sourire, je lui ai mis une très jolie robe, des chaussettes et des chaussures blanches.

 

Pour moi, elle était très belle, malgré la crème, malgré les cheveux courts.... malgré tout.

 

Je l'avais baptisée "Petit'Cosette". J'ai rangé la poupée, avec les autres, et le temps a passé. Au fur et à mesure de l'arrivée d'autres poupées, plus agréables à regarder, Petit'Cosette a glissé au fond des étagères, jusqu'à disparaître derrière les autres.

 

J'avoue : je l'avais même oubliée.

 

Et puis, il y a quelques semaines, je l'ai retrouvée, le visage  barbouillée de crème et les cheveux toujours aussi courts.

 

Attendrie par la bouille meurtrie de ma petite revenante, je lui ai lavé la figure et, ho surprise, toutes les traces de stabilo avaient disparu. La crème magique porte bien son nom !

 

Par contre, j'étais confrontée à un nouveau problème. Le visage de la poupée était un peu enfoncée au niveau des yeux, comme si quelque chose de lourd avait été posé sur elle.

Elle avait peut-être été un peu écrasée par les autres poupées qui commençaient à être "à peine" trop nombreuses sur la même étagère.

 

Quand on aime, on ne compte pas, c'est bien connu.

 

Mais pour le coup, en plus du nombre, il y avait eu un problème de poids.

 

Pauvre Petit'Cosette ! Toi qui avait retrouvé ton teint de jeune fille, te voila maintenant avec le visage déformé.

 

Mais où vont s'arrêter tes misères ?

 

C'était ce que j'étais en train de me dire en examinant ma pauvre poupée avec l'air consterné.

 

Et c'est à ce moment que j'ai repensé à l'opération Clinique Corolle/Jouéclub.

 

Je suis allée sur le site Corolle, j'ai rempli un petit questionnaire portant sur la nature des  problèmes de ma poupée et j'ai envoyé une photo, comme demandé.

 

Quelques jours après, j'ai eu le plaisir de recevoir une réponse positive de la part de Corolle qui voulait bien prendre soin de Petit'Cosette.

 

Je l'ai déposée dans le magasin Jouéclub de mon choix (à Paris, bld des Italiens).

 

Moins de quinze jours après je recevais un message de Corolle m'indiquant que ma poupée était sortie de la clinique. Puis un appel téléphonique du magasin Jouéclub qui me confirmait que ma poupée attendait que je vienne la chercher.

 

Je suis donc retournée au magasin et, oh surprise, Petit'Cosette était méconnaissable : elle était devenue Cendrillon qui attendait qu'on l'habille SDC11789.JPG (AVANT)

 

 

pour se rendre au bal, elle n'était plus un vilain petit canard, mais un beau cygne blanc.

 

Quel plaisir de la voir ainsi !

 

Et en plus de la remise en beauté de ma poupée et de son certificat de bonne santé, Corolle m'a aussi offert un nouveau vêtement et un bon d'achat de 5,00 euros à valoir dans le rayon Corolle du magasin Jouéclub que j'avais choisi pour déposer ma poupée.

 

Je suis donc repartie avec Petit'Cosette (qui a gardé son nom) et une nouvelle Chérie très jolie qui s'appelle Cécile.

 

J'ai un problème avec  "quand on aime, on ne compte pas". J'abuse de ce dicton chaque fois que je croise le chemin d'une nouvelle poupée Corolle.

 

Mais il faudra que je change de dicton ou que j'en trouve un autre car mon entourage compte mes poupées plus qu'il ne les aime.

 

Mon mari prétend que mes étagères vont céder... un jour ou l'autre.

 

Meuh non !!!!!!!! (j'ai rajouté des nouvells vis) :)

 

Voici des photos de Petit'Cosette avant et après son passage à la clinique Corolle. Elle porte une robe Kétaka pour Corolle.

 

Un grand merci à la maison Corolle, à Sophie Marais qui "opére" les poupées, à Aurélie Pierson qui s'occupe des relations et au groupe Jouéclub.

 


 

(P.S. : les photos n'apparaissent pas dans le bon ordre, désolée. Mais je ne sais pas comment y remédier).

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