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Emelbay

Les poupées de Marie-Françoise (6)

11 Avril 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Marie-Françoise

Et puis un jour, tous les gravats ont disparu, le camion et les ouvriers ont quitté la ferme pour ne plus revenir.

 

L'endroit, l'espace pour les poupées est enfin terminé. Il ne reste plus qu'à le nettoyer et à lui trouver un nom avant d'y installer les poupées.

 

Marie-Françoise armée d'un seau, d'un balai, de chiffons et de produits de nettoyage finit d'enlever la poussière qui reste encore sur les meubles. Il fait beau et les fenêtres fraîchement lavées sont grandes ouvertes. Alors qu'elle examine d'un oeil expert les meubles qui brillent et qu'elle traque le moindre petit oubli, Louis s'est acoudé à la fenêtre, côté cour et d'un ton amusé lui dit :

 

- " ça y est,  tu as fini de nettoyer ? ton musée est enfin prêt à accueillir ses pensionnaires ?

 

- Oh, tu m'as fait peur. Je ne t'avais pas entendu arriver.

   En fait,  j'étais perdue dans mes pensées. Je cherche un joli nom pour mon endroit. Et puis, je n'aime pas le mot musée.

   Dans un musée, les choses sont inaccessibles. On ne peut que les regarder, sans les toucher. Ce n'est pas cela que je  veux.

   Mes poupées seront regroupées dans le même endroit, certes,  mais garderont leur liberté. Il n' y aura pas d'ordre        établi. Je les installerai et les déplacerai en fonction de mes humeurs et de mes envies.

 

   Un musée, c'est un peu comme un sanctuaire. Ce n'est pas du tout ce que je veux !!

 

- OK, pas de problème. Je retire le mot musée. Quand tu auras trouvé le nom parfait pour ... pour...ton endroit, dis-le moi.

 

- je cherche, je cherche. J'ai quelques idées. Mais je ne suis pas encore sûre de moi.

 

- N'oublie pas de me prévenir assez tôt pour que je puisse organiser l'inauguration officielle avec le Préfet, le Maire et prévenir le curé pour la bénédiction et commander un buffet ch..."

 

Louis n'a pas eu le temps de finir sa phrase car une éponge mouillé vient de passer à deux centimètres de sa tête, suvi d'un chiffon roulé en boule.

 

Il n'a eu que le temps de partir en courant vers la maison en riant comme un gamin qui vient de dire un gros mot sous le nez de la maîtresse.

 

Marie-Françoise aussi rit de bon coeur et tout en se hâtant vers la maison, elle crie à l'intention de son farceur de mari :

 

- puisque c'est comme ça, je ne ferai pas à manger à midi. Tant pis pour toi !

 

- m'en fout ! J'ai fait le repas moi même. Y' a des pâtes et de la bonne sauce bolognaise. T'en auras pas !!

 

Et Marie-Françoise pense qu'elle a le plus gentil mari du monde. Mais pas question de lui dire trop souvent : il pourrait  la croire !!

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lalu 12/04/2010 21:04


j'adore cette partie ! c trop beau !