Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Emelbay

Histoire de brocante : mon copain Michel (2)

10 Juillet 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Histoire de brocante

Cette histoire a débuté un joli dimanche matin de printemps.

Vide-grenier ou pas vide-grenier, telle est la question que je m’étais posée en me réveillant vers 9 heures.

En ouvrant les volets et en découvrant le joli sourire de ce soleil du mois d’avril, je venais de trouver la réponse. Il fallait que je profite de cette douceur printanière, si éphémère parfois, pour faire une promenade. Et le vide-grenier serait le but de cette ballade.

Ce n’était sans doute plus l’heure pour faire de grandes découvertes, mais c’était l’heure de flâner, d’apprécier le retour des beaux jours.

Bien entendu, dès mon arrivée sur la brocante, j’ai croisé les célèbres lève-tôt, ceux qui arrivent dès potron-minet la torche électrique à la main.

Ils regagnaient déjà leurs voitures les bras chargés de sacs, pour certains et les bras vides ou remplis de déception pour d’autres.

On ne gagne pas à tous les coups et se lever de bonne heure n’est pas une garantie de succès.

Je commençais à regarder les différents objets, bibelots, livres exposés sur les stands me frayant un chemin à travers la foule bigarrée des brocantes du dimanche matin.

L’ambiance était agréable, bon enfant. Les gens semblaient heureux de se retrouver dehors, de se parler et de chiner.

J’allais de table en table. Je ne cherchais rien, mais j’espérais bien le trouver ce quelque chose qui me ferait plaisir, dont j’ignorais, jusqu’à ce que je le trouve, qu’il m’était indispensable.

Et puis sur une table, j’ai avisé une valise de laquelle dépassaient des » trucs et des machins » en tissu. J’ai pensé qu’il pouvait peut-être s’agir de vêtements de poupées.

Derrière la table se tenait un monsieur avec un chapeau. Je lui ai dit bonjour et lui ai demandé si je pouvais fouiller dans la valise.

Il m’a répondu par un signe de la tête qui voulait sans doute dire « bonjour et oui » à la fois.

Alors que je regardais, les foulards et les vieilles cravates, sans intérêt pour moi, que contenait la valise, j’ai entendu un gros soupir et un « il fallait que cela m’arrive aujourd’hui ! »

Et sans même réfléchir, je me suis entendue dire : «  ça n’a pas l’air d’aller, vous ? »

Et aussitôt, celle qui  m’accompagne partout et que vous commencez à connaître, celle que j’appelle affectueusement la petite voix, s’est fait entendre :

« ça y est, ça commence ! De quoi je me mêle ?? »

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article