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Emelbay

Histoire de brocante : mon copain Michel (5)

11 Juillet 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Histoire de brocante

 

Décidément, quelle matinée ! Une drôle de rencontre et un cadeau inespéré.

 

Je lui tends une pièce. Je suis contente et émue aussi.

 

Derrière ce bonhomme aux manières un peu rudes, se cache un Monsieur, un gentil Monsieur qui aime son chien, qui boit du vin dans un verre à pied en cristal et qui a du cœur.

 

Michel empoche la pièce et me regarde. Ses yeux pétillent de malice. Il sait qu’il vient de me faire un beau cadeau, qu’il vient de me faire plaisir et je crois que cela le rend heureux.

 

Mais ce petit instant d’amitié entre un vieux brocanteur et une chineuse du dimanche, est interrompu par les affaires.

« C’est combien le réveil ? Vous le faites combien le livre ?

La brocante et son petit monde reprennent leurs droits.

Je dis au revoir à Michel et à Rouky qui a bien aimé les chips aussi !

 

Au moment où je quitte le stand, Michel me demande :

 

« c’est comment ton petit nom ?

 

-         Marie.

 

-         Marie…. Comme ma mère.

Allez à la revoyure »

 

Et il retourne s’asseoir dans son siège tout en expliquant à un client intéressé par un vieux vase que celui-ci a une très grande valeur car il provient du palais de l’Elysée, du temps du Général de Gaulle.

 

Sacré Michel ! Il me fait un clin d’œil. Je lui fais un petit signe de la main et je rentre chez moi.

 

Tout en marchant, je m’adresse à Miss Rabat-joie :

 

-«  hé, tu dors là-haut ou tu boudes ?

 

- c’est fermé. Reviens un autre jour !

 

-         Aujourd’hui, c’est moi qui avais raison.

-         Et … toi et moi, on a un nouvel ami. Admets au moins que j’ai raison ?

-          

-         Ouais….

 

-         On ne dit pas « ouais « . On dit « Oui Marie » et avec le sourire ».

 

-         Le sourire, je l’avais sur les lèvres et au lieu de marcher dignement sur le trottoir, je sautillais comme une petite fille heureuse qui rentre de l’école avec un bon-point dans sa poche .

 

 

 

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Histoire de brocante : mon copain Michel (4)

10 Juillet 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Histoire de brocante

Le rayon « vins et spiritueux » de ce petit magasin de quartier est bien rempli. J’examine attentivement les bouteilles de vin blanc pour trouver celle qui correspond à la commande du brocanteur : vin blanc sec, bouteille en verre, environ 8 euros. Il y en a plusieurs qui peuvent convenir. J’en choisis une qui a un joli nom et je me dirige vers la caisse.

Subitement, j’ai une idée. Je me dirige vers le rayon des sodas et je prends une petite bouteille de c…light, pour moi. Je pourrais peut-être trinquer avec le vieil homme en l’honneur de son anniversaire. Mais pas question de boire du vin.

Au passage, je prends aussi un paquet de chips. La totale.

Mais aurais-je le courage de lui proposer de trinquer ? Allait-il accepter de lever son verre de vin blanc à la hauteur d’un verre de c…light ? J’avais de sérieux doutes. Le monsieur était plutôt du genre authentique. Alors le c… light ?

Au pire, je pourrais toujours laisser la bouteille dans mon sac.

Mes achats effectués, je suis retournée à la brocante où j’ai retrouvé mon brocanteur, son brave chien et son bazar .

-         « Ha, te v’la. T’es une brave fille, toi. Fais moi voir ce que t’as acheté. »

Je lui tends la bouteille qu’il examine d’un œil averti et lui rends sa monnaie. 

 

 Tout à coup, j’ai un peu peur de sa réaction. Et si j’avais mal choisi, et s’il n’était pas content ?

La petite voix en profite pour se rappeler à mon bon souvenir :

-« Tu t’es encore mise dans une drôle de situation. Pourquoi n’es-tu pas raisonnable ? On ne le connait pas cet homme. Pourquoi faut-il toujours que tu mettes ton nez dans les affaires des autres ?

- Mais je n’ai rien fait de mal. Je voulais juste rendre service. Et puis, il y a ce pauvre chien … »

Un « ça m’a l’air pas mal, ma Poule ! » me ramène à la réalité du moment.

Mon brocanteur a l’air content et armé d’un vieux tire-bouchon auquel aucun bouchon n’a jamais résisté, il est en train d’ouvrir la bouteille.

Il respire délicatement l’odeur du vin et semble satisfait.

Il pose précautionneusement la bouteille sur la table, dans un espace suffisamment grand destiné à cet usage, et se saisit d’un magnifique verre à pied en cristal, sorti de je ne sais où.

L’étonnement se lit sur mon visage. Il me regarde en souriant et me dit :

-         J’ai mes élégances. Je ne bois que dans des verres à pied en cristal. A l’armée, j’étais sous-officier. Parfaitement. »

Et il goûte le vin. Son air de contentement en dit plus long que n’importe quel discours.

Ouf, je suis sauvée.

Il fait claquer sa langue et me dit : 

-« T’as fait un bon choix. Y a rien à dire »

Encouragée par cette victoire, je lance :

-« Et si on trinquait pour votre anniversaire ? »

Il me regarde l’air soupçonneux et me dit :

-«  Ha non, ma p’tite. T’es trop jeune pour boire du vin ! »

- j’ai une boisson. C’est comme de la limonade… et des chips aussi !

- des chips ! et pourquoi pas du c… tant que t’y es !".

Sa phrase me fait l'effet d'une douche froide. Je suis allée trop loin. Je recule.

-" bon ben, je m’en vais alors. Au revoir Monsieur et … bon anniversaire, quand même !

- Ben te fâche pas et t’en vas pas. Regarde le Rouky qu’est tout triste. Et comment qu’on va trinquer tous les deux ! sors ta mixture et tes chips ! »

Et me voila, par une belle matinée de printemps, à trinquer avec un monsieur que je connais depuis moins d’une heure en l’honneur de son anniversaire.

Je n’oublierai jamais ce moment.

En riant,  le brocanteur me dit :

 

-« faut pas trop boire de ta sa… de c….. Tu vas t’empoissonner. Sont pas mauvais tes chips, ma Poule !

Mais tu cherchais quoi sur mon stand quand t’es venue ?

-         Des poupées et des habits de poupées.

        

-         Des poupées et des habits de poupées ? Bouge pas.

Et curieusement, je le vois retourner dans son camion. Tout en caressant Rouky, j’entends des bruits de chûtes d’objets, des jurons bien servis et je vois le brocanteur revenir avec un sac à la main.

Il me le tend et me dit :

-         « Regarde ce qu’il y a la dedans. »

J’ouvre le sac et je vois d’abord des grandes jambes. Je sors une grande poupée mannequin. Ho, Cathie !! et au fond du sac, des habits, pleins d’habits pour elle.

Mon cœur bat. Je suis ravie.

Le brocanteur me regarde et me dit :

-         « tu vois, j’avais pas sorti ce sac ce matin. D’habitude, c’est Raoul qui s’occupe des jouets. Moi, c’est plutôt les bibelots.

-          

-         Je voudrais bien vous acheter la poupée et les habits. Vous les vendez combien , Monsieur?

-         - Arrête de m’appeler Monsieur ? Mon nom c’est Michel, comme Michel Sardou.

J’te vends le sac … 1 euro parce que si je te le donne, ça va me porter malheur et Raoul y va g… »

 

 

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Histoire de brocante : mon copain Michel (3)

10 Juillet 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Histoire de brocante

Tandis que Mademoiselle faisait une nouvelle fois preuve de son mauvais caractère,  le monsieur derrière la table me regardait, à la fois étonné et contrarié.

Un peu mal à l’aise, je m’apprêtais à partir discrètement quand le brocanteur, à mon grand étonnement, s’est mis à parler.

« C’est pas mon jour ! Aujourd’hui ça fait 65 ans que je suis sur cette p… de terre. Je suis tout seul. Mon copain Raoul qui tient le stand avec moi est à l’hôpital. Ils vont l’opérer d’une jambe. Peut plus marcher. Ce matin, j’ai déchargé le fourgon tout seul, puis j’ai installé tout ce bazar. Après, j’ai sorti le chien de la cabine et cette saleté de bestiau a fait tomber le sac où y avait ma gamelle. Il a cassé la bouteille de vin. Tu le crois ça ? Fallait que ça m’arrive à moi. Saleté de cabot ! »

Et tandis que le vieil homme laissait éclater sa colère, je pouvais voir la tête rousse d’un épagneul couché à ses pieds.

La pauvre bête, qui n’était plus toute jeune, me regardait avec ses grands yeux tristes, comme s’il comprenait les paroles violentes de son maître.

-         « Alors, ça c’est pas de chance, c’est sûr, le jour de votre anniversaire, en plus. Mais il n’a pas fait exprès votre pauvre chien »

J’étais vaguement inquiète pour le chien et j’espérais très fort qu’il n’avait pas été frappé à cause de cet incident.

Mais, j’ai été rassurée tout de suite, lorsque le brocanteur a passé sa main, affectueusement, sur la tête du vieux chien en bougonnant :

« c’est une brave bête, mon Rouky, ça fait plus de dix que j’lai. C’est mon compagnon. Y s’est pris les pattes dans les ficelles du sac, c’matin. C’est pas d’sa faute. Mais bon, j’ai rien à boire et j’suis tout seul. Peut même pas aller acheter une bouteille ! »

Emue par le discours coloré du bonhomme qui avait une réelle affection pour son chien, je lui ai spontanément fait cette proposition :

-« vous voulez que j’aille vous acheter une bouteille ? J’habite ici et je connais les magasins. Il y a un petit supermarché, ouvert le  dimanche matin, à moins de cinq minutes de la brocante. »

Evidemment, la petite voix n’était pas d’accord.

-         Mais enfin, tu n’y penses pas. Acheter du vin pour ce monsieur que tu ne connais pas. Cela ne se fait pas !

 

-         Tais-toi, tu me rappelles ma mère !! »

 

Un peu sceptique, le brocanteur me dit : 

-         « tu ferais ça toi ?

-          

-         Ben oui, vous me rembourserez après. Vous voulez quoi comme vin ?

-          

-         Du blanc. Un blanc sec. Mais du bon. Tu regardes bien l’étiquette. Tu me ramènes pas une bouteille en plastique. Je veux une bouteille en verre. Pour le prix, tu prends quelque chose qui coûte aux environs de 8 euros.

           T’as déjà un truc correct pour ce prix. »

Et en me regardant, il me tend un billet de dix euros et ajoute :

-« J’te fais confiance. T’as une bonne tête. Tu m’rendras la monnaie.

 Comme ça, tu touches pas à tes sous. Allez grouille, il fait soif ! »

Un dernier sourire complice et me voila partie. Une rue à droite, une autre à gauche et me voila arrivée au supermarché ouvert le dimanche matin. Cela avait du bon d’être une autochtone !

 

 

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Histoire de brocante : mon copain Michel (2)

10 Juillet 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Histoire de brocante

Cette histoire a débuté un joli dimanche matin de printemps.

Vide-grenier ou pas vide-grenier, telle est la question que je m’étais posée en me réveillant vers 9 heures.

En ouvrant les volets et en découvrant le joli sourire de ce soleil du mois d’avril, je venais de trouver la réponse. Il fallait que je profite de cette douceur printanière, si éphémère parfois, pour faire une promenade. Et le vide-grenier serait le but de cette ballade.

Ce n’était sans doute plus l’heure pour faire de grandes découvertes, mais c’était l’heure de flâner, d’apprécier le retour des beaux jours.

Bien entendu, dès mon arrivée sur la brocante, j’ai croisé les célèbres lève-tôt, ceux qui arrivent dès potron-minet la torche électrique à la main.

Ils regagnaient déjà leurs voitures les bras chargés de sacs, pour certains et les bras vides ou remplis de déception pour d’autres.

On ne gagne pas à tous les coups et se lever de bonne heure n’est pas une garantie de succès.

Je commençais à regarder les différents objets, bibelots, livres exposés sur les stands me frayant un chemin à travers la foule bigarrée des brocantes du dimanche matin.

L’ambiance était agréable, bon enfant. Les gens semblaient heureux de se retrouver dehors, de se parler et de chiner.

J’allais de table en table. Je ne cherchais rien, mais j’espérais bien le trouver ce quelque chose qui me ferait plaisir, dont j’ignorais, jusqu’à ce que je le trouve, qu’il m’était indispensable.

Et puis sur une table, j’ai avisé une valise de laquelle dépassaient des » trucs et des machins » en tissu. J’ai pensé qu’il pouvait peut-être s’agir de vêtements de poupées.

Derrière la table se tenait un monsieur avec un chapeau. Je lui ai dit bonjour et lui ai demandé si je pouvais fouiller dans la valise.

Il m’a répondu par un signe de la tête qui voulait sans doute dire « bonjour et oui » à la fois.

Alors que je regardais, les foulards et les vieilles cravates, sans intérêt pour moi, que contenait la valise, j’ai entendu un gros soupir et un « il fallait que cela m’arrive aujourd’hui ! »

Et sans même réfléchir, je me suis entendue dire : «  ça n’a pas l’air d’aller, vous ? »

Et aussitôt, celle qui  m’accompagne partout et que vous commencez à connaître, celle que j’appelle affectueusement la petite voix, s’est fait entendre :

« ça y est, ça commence ! De quoi je me mêle ?? »

 

 

 

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Histoire de brocante : mon copain Michel

9 Juillet 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Histoire de brocante

Histoire de brocante : mon copain Michel

 

Je ne crois pas me tromper lorsque j’écris qu’un collectionneur ou une collectionneuse est aussi un chineur ou une chineuse.

Les brocantes, les vide-greniers sont des sources importantes d’approvisionnement en petites voitures, en trains électriques, en soldats… et bien sûr en poupées.

Les uns vident leurs maisons pour faire de la place et proposent leurs vieux livres ou leurs jouets ou ceux de leurs enfants. Les autres les achètent avec bonheur pour enrichir ou compléter une collection.

Ainsi va la vie.

 

La poupée née en 1960 qui a fait le bonheur d’une petite fille de ces années là et qui est restée abandonnée, ensuite, pendant de nombreuses années au fond d’un grenier ou d’une cave, retrouve la lumière du soleil et une seconde vie, entre les mains d’une collectionneuse qui ne demande qu’à lui rendre son lustre d’antan, pour le seul bonheur de l’admirer et de la chérir.


Une vraie chineuse se lève toujours de bonne heure pour être la première sur les lieux, pour être la première à inspecter les stands, à fouiller dans les cartons et pour avoir la chance de trouver la perle rare.


Moi, je suis une mauvaise chineuse car me lever tôt, le dimanche matin, est une véritable épreuve. La douceur de mon lit et le manque de sommeil sont souvent plus forts que ma motivation à aller chiner.


Il m’arrive donc souvent de me rendre sur une brocante lorsque le combat est terminé, lorsque les premiers arrivés, les courageux, les lève-tôt repartent déjà les bras chargés de sacs.

 

Mais comme toutes les bonnes règles qui se respectent, comme tous les bons principes qu’il faut suivre, il y a des exceptions ou plutôt des contre-vérités.


Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Pas toujours et heureusement pour tous les autres, les comme moi qui ne sont pas du matin. :)






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Corolle : Adeline ou le bonheur d'une petite fille

7 Juillet 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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Avant, bien avant, que je ne m'égare dans l'univers somptueux et raffiné des poupées Corolle de collection, mon intérêt se portait surtout sur les poupées Corolle de 42 cm avec, de préférence, de longs cheveux.


Blondes, brunes ou rousses, cela n'avait aucune importance. Je les aimais toutes et je les aime toujours !


Ces poupées sont des poupées à jouer, destinées aux petites filles. Elles ne sont pas fragiles. Leurs cheveux sont faits pour être coiffés et coiffés et encore coiffés. Mais pas coupés car ils ne repoussent pas :) Certaines petites apprenties-coiffeuses ont tenté l'aventure !


Les tenues de ces jolies poupées sont multiples : romantiques, sportives, écolières ....mais toujours adaptées aux petites mains plus ou moins maladroites ou préssées.

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Voici ADELINE bouquet, collection Corolle 1992.


Tout le bonheur d'une petite fille de 1992 qui se voyait offrir cette belle poupée pour son anniversaire ou pour Noël....

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Corolle : Coline ou mon coup de foudre - pour Marie-Annick

1 Juillet 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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On me pose souvent cette question :


Parmi toutes tes poupées, quelle est ta préférée ?


En fait, j'ai beaucoup de préférées :).


Mais, mais ... la première est sans nulle doute COLINE.


Je l'ai attendue longtemps et le jour où je suis enfin allée la chercher, je n'ai pas été déçue.


Le coup de foudre a été instantanée tant cette poupée est belle.


Pour moi, c'est la perfection faite poupée.


Peut-être tomberez-vous, vous  aussi sous son charme ??


Elle est née en 1997 et mesure 52 cm. Sa robe de soie est une pure merveille. Des volants, de la dentelle, des petits plis. Une magnifique chevelure blonde et des grands yeux bleus sous un adorable petit chapeau en paille. Et un petit ours attaché au poignet.


Telle est COLINE.....

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Pour Marie-Annick, une amie formidable

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