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Emelbay

Corolle : le sourire de Caroline

23 Mai 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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Caroline est née en 1997. Elle mesure 48 cm.


Elle porte une ravissante robeSDC10561.JPG en soie, entièrement doublée et comme il convient, à une demoiselle aussi distinguée, un joli petit chapeau de paille.


Où va t elle ? Mais à l'anniversaire de Sophie de Réan au château de la Comtesse de Ségur.


"Amuse toi bien Caroline, mais ne salis pas ta jolie robe !"

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Corolle, plus bleu que le bleu de tes yeux ...

22 Mai 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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Je ne vois rien de mieux,

Même le bleu des cieux ...

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Chanson pour MARIE-LAVANDE née en 1991. Cette superbe poupée mesure 52 cm. Ses bras sont articulés.

Sa  magnifique robe juponnée mélange audacieusement un tissu fleuri et un tissu à petits carreaux. Le résultat est unique et donne tout son caractère à Marie-lavande.


Cette petite fille modèle qui cache ses grands yeux bleus sous son  chapeau de paille tient à la main une poupée en tissu assortie à sa robe. Elle a de longs cheveux marrons.

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Corolle : un retour aux sources

21 Mai 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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En 1983,  les poupées COROLLE ont un bel avenir devant elles : la source d'inspiration de Catherine Réfabert  a donné  naissance à des dizaines de petites bulles magiques et magnifiques.


Elles s'appellent ROSE, FLORE, PENELOPE... et elles descendent avec grâce le tapis rose de LANGEAIS qui les conduit vers le succès et les bras des heureuses petites et grandes filles qui vont les accueillir.


Voici DANIELLE Orchidée. Elle mesure 60 cm. Elle est née en 1982 et apparait dans le catalogue de 1983. Elle porte une robe romantique, modèle emblématique du début des années 80.SDC10525.JPG


Ces robes ont connu des variantes dans les détails, comme le col par exemple, en fonction de la taille des poupées. Et malgré l'absence de signature Corolle, elles sont reconnaisables au premier coup d'oeil.

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Le jour où j'ai rencontré Catherine Réfabert

20 Mai 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

 

Un matin tout simple, un matin comme un autre, avec d'un côté les enfants à l'école et de l'autre côté, moi et mon ménage quotidien, je reçois un coup de téléphone qui va rendre ce matin-là absolument unique et inoubliable. Cela remonte à quand ? Un certain nombres d'années ...Je décroche donc le téléphone et au bout du fil, je reconnais la voix de mon amie Caroline. Il s'agit d'une amie de longue date que je ne vois pas tous les jours, à qui je ne téléphone pas souvent, mais pour laquelle j'ai beaucoup d'affection et à laquelle je suis fidèle. Je peux dire sans me tromper que c'est réciproque.

Nous avons chacune notre vie, nos activités, elle à Paris, moi ailleurs.

Elle connaît ma passion pour les poupées Corolle. Elle ne la partage pas, mais admire volontiers mes poupées et n'hésite pas à me faire part de ses impressions quand à l'occasion, je lui en présente une nouvelle. Elle m'en a même offert quelques-unes à l'occasion d'un anniversaire.

Comme elle dit : "avec toi, c'est facile de trouver un cadeau. Inutile de se casser la tête pour trouver une idée originale. Un petit tour dans un magasin de jouets, une jolie poupée et hop !"

Ravie d'entendre Caroline, je pose mon balai et compagnie (heureusement qu'il n'y a pas de webcam sur mon téléphone !  )

Evidemment, nous échangeons des nouvelles sur nos vies respectives, sur nos maris et enfants, etc ...et elle me dit :

- "je t'appelle car je crois que j'ai un truc pour toi.

- Ah oui ?

- Cela concerne tes poupées.

- Tu m'en as trouvé une belle, une de collection ?

- Non pas vraiment. C'est autre chose.

La dame qui a crée Corolle s'appelle bien Catherine Réfabert ?

- Oui.

- Hé bien figure-toi que je suis invitée à un concert de musique classique organisée par une association mondialement connue à but humanitaire le R. et que cette dame, qui en fait partie, est à l'origine de ce projet.

- ......................(J'ai le bec cloué. Incroyable non ?) 

- tu es toujours là ?

- Heu oui, mais je n'en reviens pas. T'en as de la chance ... et dire que tu ne collectionnes même pas les poupées ! 

- Il s'agit d'une invitation pour deux personnes et Olivier (son mari) te cède la place avec plaisir !

- Ne me dis pas que c'est pas vrai ????(cette expression célèbre n'est pas à moi, je le sais, mais elle convient à la pérfection  )Ce n'est pas possible ? C'est quand ?

- le X

- Tu ne peux pas savoir comme je suis contente, Catherine Réfabert, je vais rencontrer Catherine Réfabert ...

- Oui, mais il y a une petite condition. Ecoute-moi bien car c'est important !"

- J'ai appelé la personne qui m'a envoyé les invitations pour la remercier. Je lui ai dit que j'allais sans doute venir à ce concert avec toi. Je lui ai parlé de ta collection de poupées, de l'admiration que tu portais à Catherine Réfabert. 

Et c'est là que se situe le problème : tu connais l'histoire de la société Corolle mieux que moi. Elle appartient à Mattel aujourd'hui. Les poupées sont fabriquées à l'étranger. Madame Réfabert est très déçue de tout ce qui s'est passé depuis son départ. Elle ne veut plus entendre parler de poupées, plus du tout. Elle se consacre à des choses bien différentes aujourd'hui, dont la musique.

Je vais être très claire avec toi. Je serais vraiment ravie d'aller entendre ce concert avec toi, de te présenter les gens qui en sont à l'origine et par conséquent Catherine Réfabert. Mais il va falloir que tu me promettes de tenir ta langue et de ne pas parler poupées, EN AUCUN CAS. Cette condition n'est pas négociable. 

Je suis désolée de te l'imposer. Mais c'est ainsi. A prendre ou à laisser !

Alors ?

- J'avoue que je suis un peu déçue. Mais je prends : j'accepte les conditions.

Cela me fait très plaisir de me rendre à ce concert avec toi. J'apprécie la musique classique, surtout en public, lorsque je peux voir l'orchestre.

Et puis, malgré les restrictions, un peu ..... même très dures, je serais très fière d'être présentée à Catherine Réfabert et de lui serrer la main.

- Pas de poupée, pas de dérapage ... tu promets ?

- je promets !!!

- je te fais confiance.

Alors, la date, c'est le .....cela se passera à ......

Tu pourrais me rejoindre à Paris dès X heures etc .....

Voila le décor est planté. L'histoire a été écrite avant même d'avoir été vécue. Catherine Réfabert : oui - les poupées : non. 

Et pourtant pour toutes les admiratrices de cette grande dame de l'univers de la poupée, pour toutes les collectionneuses qui chérissent leurs poupées et pour moi, le mot "poupée" est indissociable du nom de Catherine Réfabert. Il en va de même pour Bella, Barbie, Raynal ou encore Jumeau. (je ne peux malheureusement pas citer toutes les marques). La seule différence, c'est qu'il est impossible de rencontrer Madame Bella, Madame Barbie, Madame Raynal ou Madame Jumeau. Pour les unes, il est trop tard et pour les autres, elle n'existe pas.

Mais finalement, peu importait : poupées, musique ... l'essentiel n'était peut-être pas là. J'allais rencontrer, j'allais pouvoir saluer une personne dont j'admirais le talent, dont j'appréciais les créations.

Certes, je ne pourrais pas lui dire mon admiration. Mais tant pis, je n'étais plus une adolescente enragée, je n'allais pas écouter un chanteur à la mode, je ne me rendais pas à un concert de Mylène Farmer ou de Béyoncé à Paris-Bercy !

J'avais la grande chance de pouvoir rencontrer Catherine Réfabert. C'était déjà beaucoup et j'étais CONTENTE  .

Et puis, il était normal que je respecte sa volonté de ne pas entendre parler d'un sujet qui lui tenait autant à coeur qu'il ne lui faisait mal. Avant même de lui témoigner une quelconque admiration, je lui devais le respect, le respect total de son histoire personnelle et de ses sentiments.

Et c'est ce que j'allais faire pour garder un souvenir inoubliable de cette soirée...

Le grand jour est arrivé et mon mari, en bon père de famille, est resté à la maison avec les enfants, tout étonnés de voir Maman sortir sans Papa. Et pourquoi pas ?

Ce soir, c'est Papa qui cuisine. Comment ça, oh non !

Mais je ne suis pas seule dans la voiture qui m'emmène chez Caroline. Elle est avec moi, bien entendu, comme toujours. D'ailleurs, j'aurais eu bien du mal à la laisser à la maison. Elle ne me quitte jamais, toujours à me surveiller, à me gronder, à me critiquer ou ... à me consoler.

Qui ? mais la petite voix, bien sûr 

Je retrouve Caroline, très élégante comme toujours, mais aussi très contente de me revoir. Il ne nous faut pas plus de cinq minutes pour retrouver notre complicité d'étudiante et nos fous rires d'adolescente. J'en oublie sa superbe robe de soirée, sa coiffure soignée et son maquillage parfait. Je retrouve ma Caroline du lycée, celle qui me faisait les gros yeux lorsque je répondais à un prof, mais qui n'hésitait pas à ouvrir une plaque de chocolat pendant le cours de math ! 

Nous avons eu juste assez de temps pour discuter un peu, pour boire un verre de jus d'orange (farpaitement !) et pour répéter la grande scène, celle du cocktail et du buffet d'après concert.

- " Et pas de blague hein ? tu ne parles pas poupée. Tu n'en as pas caché une dans ton sac ou ailleurs ?

- si, j'en ai mis une dans la doublure de ma veste ! Une petite.

Arrête de stresser : je te promets que je serai sage. PAS DE POUPEE, PAS DE POUPEE, PAS DE POUPEE.

Cela fait quinze jours que je répète ces mots à longueur de journée !

(la petite voix en a attrapé la migraine !)

Enfin, nous partons et il ne nous faut pas plus de trente minutes pour atteindre la salle du concert.

Il y a déjà beaucoup de monde et nous gagnons rapidement nos places sans serrer quelques mains au passage. Je retrouve avec plaisir d'anciennes relations et connaissances de travail.

Je dis à Caroline :

- "tu as vu comme elle a vieilli Madame Y. Je l'ai à peine reconnue . Et la femme de J...., on dirait B. Chirac !

- arrête, ils vont t'entendre. Mais c'est pas vrai ça  ! Si tu continues à ..."

Mais Caroline ne finit pas sa phrase car elle vient de se rendre compte qu'elle parle toute seule. Moi, je suis plantée, deux mètres derrière elle, les yeux fixés sur un petit groupe de personnes qui devisent gaiement tout en s'installant à leur place respective. Et dans ce groupe de personnes, l'une d'entre elle retient toute mon attention. Elle est là, devant moi, souriante et gaie, Madame Catherine Réfabert.

Je n'en reviens pas et je n'ai toujours pas bougé.

Caroline a suivi mon regard et a compris.

- " hep, réveille-toi. Allez viens on va s'asseoir à nos places. C'est juste là".

Juste derrière Madame Réfabert, c'est parfait.

Puis le silence se fait doucement, alors que l'orchestre s'installe.

Le concert va commencer.

Tant mieux car j'ai besoin d'un peu de calme et de silence pour me détendre et apprécier cet endroit magique, cette soirée qui va passer trop vite.

Oui, j'ai dit silence. Plus de bruit de pas, plus d'éclats de voix, plus de rire. Juste la musique, rien que la musique.

Le concert est terminé, les applaudissements n'en finissent pas. L'enthousiasme est général. C'est un magnifique succès pour les musiciens et pour les organisateurs. Le public est ravi.

 

Je ne suis pas une grande connaisseuse en matière de musique classique. Pas du tout. Mais assister à un concert, découvrir les musiciens et leurs instruments, partager leur art pendant une heure, est un moment de grand bonheur. Cela n'a rien à voir avec le fait d'écouter un CD.

Ce sentiment magique s'applique à tous les styles de musique et à l'art sous toutes ses formes.

Doucement, les spectateurs se lèvent et gagnent la sortie dans un brouhaha général. Les uns rejoignent les escaliers qui conduisent à la sortie, tandis que d'autres, souvent des petits groupes de personnes qui semblent se connaître, attendent patiemment dans le couloir du théâtre.

Quelques privilégiés vont pouvoir prendre part à un cocktail organisé par les membres de l'association humanitaire à l'origine du concert.

Grâce à Caroline qui connaît beaucoup de monde et dont l'employeur est très actif dans le domaine humanitaire, nous avons accès à un grand salon où se tient cette seconde partie de la soirée.

Alors que nous pénétrons dans cet endroit magnifique, Caroline attrape mon bras et le sert un peu ... fort :

- "Attention, tu vas LA rencontrer. N'oublie pas ta promesse !

- Hé, pour qui tu me prends ? Si je te dis que je vais être sage, tu peux me croire !

- oui, ben justement, je te connais trop bien pour te faire entièrement confiance !"

Je fusille Caroline des yeux, en toute amitié, bien entendu et j'entends la petite voix qui ricane en disant :

- " elle a bien raison Caroline.... moi, je m'attends au pire....Depuis le temps que je te fréquente.... mais fais attention car si moi, je peux tout te pardonner (je n'ai pas le choix !), Caroline, elle, peut se fâcher très fort et ne plus t'adresser la parole. Ne trahis pas sa confiance !

- oui, c'est bon. J'ai compris. Personne ne veut me faire confiance. C'est quand même incroyable !

Le salon de réception est magnifique et de nombreuses personnes ont déjà gagné le buffet. Cela donne soif d'écouter de la musique 

Les tables sont couvertes de plateaux au contenu très alléchant. Il y a de superbes paniers de fruits et des compositions florales de toute beauté. Les fleurs multicolores brillent de tous leurs éclats sous les lustres scintillants. Je suis impressionnée par la beauté des bouquets de fleurs !

Je suis mon amie parmi tous les invités et rapidement, nous rejoignons un groupe de personnes en grande discussion. Je connais déjà certaines personnes et nous prenons part à la conversation sans difficulté. Un serveur nous présente un plateau avec des coupes de champagne.

Les commentaires sur le concert vont bon train. Un succès total.

Je ne participe pas beaucoup à la conversation.

 

Moi, je ne suis pas venue pour le concert. Je suis venue pour rencontrer quelqu'un, quelqu'un de très important ... que je ne vois pas au milieu des invités. Et si ELLE était partie, et si ELLE ne venait pas au cocktail ???

Je m'affole, j'essaie de tourner discrètement la tête, je la cherche... en vain.

Et soudain, j'entends le monsieur qui me fait face, dire d'une haute et intelligible voix :

" Ha, Catherine, ma chère Catherine, je vous cherchais. Quel bonheur de vous retrouver ce soir. Magnifique votre concert."

Et je me retourne, ELLE est là, juste en face de moi. Souriante, rayonnante, majestueuse.

J'en ai le souffle coupé. Instinctivement, je me pousse pour la laisser passer et elle se dirige vers le monsieur qui l'embrasse chaleureusement.

Au secours, je suis entrain de m'évanouir ..............

Le monsieur qui semble si bien connaître Catherine Réfabert ne tarde pas à faire les présentations. Les mains se serrent chaleureusement, les visages s'éclairent dans de larges sourires.

Quand arrive mon tour, je suis prête à faire la révérence comme Carla Bruni devant la reine d'Angleterre  Je suis toute retournée.

J'entends la petite voix qui se moque de moi :

 

- "ça va aller ? tu ne vas pas tomber par terre et me mettre la honte 

- chut, tu vas voir toi, tout à l'heure 

Les conversations ont pour objet principal le concert et plus particulièrement les actions qui vont pouvoir être menées grâce à l'argent recueilli ce soir par la vente des billets.

Catherine Réfabert à l'air très contente.

Je ne participe pas beaucoup à la conversation, mais j'écoute avec beaucoup d'attention tout ce qui se dit.

Enfin non, je pense surtout aux poupées Corolle. Je sais ce n'est pas bien : nous sommes en pleine soirée à but humanitaire.

Mais comment faire autrement alors que Catherine Réfabert se trouve juste en face de moi ???

Elle ne tarde pas à quitter notre groupe, accaparée par d'autres personnes. Célébrité oblige !

J'en profite pour rejoindre le buffet et manger un peu. Les émotions, ça creuse !

Caroline vient me rejoindre.

- "Alors, tu es contente ? Tu l'as vu ton idole ?

- oui, je suis contente, mais j'aurais tellement voulu lui parler de ses poupées !

- Je sais, mais tu ne peux pas. N'oublie pas ta promesse !"

Et Caroline me quitte en riant car un groupe de personnes enjouées l'appelle. Sa présence semble indispensable.

" Ne bouge pas, je reviens" me dit-elle.

Mais je m'éloigne du buffet car je cherche une chaise. Je commence à avoir mal aux pieds. Les chaussures à talons, c'est fatiguant au bout d'un moment.

Je me déplace en évitant les groupes d'invités, un peu à l'extérieur du centre de la salle, sur les côtés.

Soudain, j'aperçois Madame Réfabert en conversation avec une seule personne. Elles semblent se dire au revoir.

Je m'arrête. J'hésite et je pars d'un pas décidé dans sa direction. C'est maintenant ou jamais.

La petite voix s'affole :

- "Où vas -tu ? Qu'est-ce-que tu fais ? ARRETE ! Tu vas faire des bêtises"

Mais je ne l'écoute pas.

Je suis arrivée à la hauteur de Madame Réfabert.

- " Madame, avant votre départ, je voulais vous remercier. Grâce à vous, j'ai passé une merveilleuse soirée et un moment inoubliable.

- Merci, mais c'est surtout grâce au talent des musiciens.

- Oui, vous avez raison. Mais ce lieu y est pour beaucoup aussi. Vous avez vu ces magnifiques bouquets de fleurs, toutes ces fleurs et leurs superbes COROLLES"

La petite voix me hurle dans les oreilles :

- "mais tu es folle ! Qu'est ce que tu fais ??"

Je suis très calme ... en apparence seulement .... car mon coeur bat très vite, trop vite.

Madame Réfabert me regarde. Elle a compris. Elle me sourit. Je lui souris et ... je la vois disparaître, à nouveau, avec d'autres personnes qui sont venues la chercher.

Je n'entends plus la petite voix. Elle a dû s'évanouir, petite nature va !

La chaise ? Où est la chaise que je cherche. Juste derrière moi. Il était temps !

Je m'assieds, mon coeur bat toujours aussi vite. Je sens que je souris. Malgré moi.

J'ai un peu désobéi, mais je suis heureuse.

-" Ha, tu es là. Je te cherchais. Et si on rentrait maintenant ?" Caroline vient de me retrouver.

- " Oui, je veux bien. Je commence à être fatiguée".

Et nous quittons le théâtre, bras dessus, bras dessous comme à l'époque de nos quinze ans.

- "Oui ????

Vous voulez savoir si j'ai raconté à Caroline l'histoire des fleurs et des COROLLES ?

Oui, je lui ai tout dit .... la semaine d'après !

Et,  ce qu'elle a dit ?

Qu'elle ne m'emmènerait plus jamais nulle part ! 

Mais je ne la crois pas : on s'amuse trop bien toutes les deux :)

 

 

 

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COROLLE, TOUTE LA GRACE D UNE BALLERINE.

20 Mai 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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Les ballerines et les danseuses en tutu romantique ont une place très importante dans l'univers des poupées Corolle.


Il existe plusieurs ballerines de collection mesurant 52 cm. Elles sont magnifiques, tout en grâce et en finesse.


On peut ajouter une adorable petite Corolline danseuse et bien entendu certaines Chéries.


Ma ballerine mesure 42 cm. Elle est née en 1995, en même temps que Bérengère, Béatrice, Betty et Bénédicte. Ces poupées ont en commun leur corps souple avec articulations. Elles peuvent prendre certaines attitudes naturelles proches du squelette humain et les garder.


Ma danseuse a été crée pour le célèbre magasin de jouets F.A.O. Schwartz à New-York. Cette poupée était une commande spéciale pour le marché américain.


Le tutu est assez court. Il n'est pas du style classique habituel. Il est le fruit d'un savant mélange entre une robe coquette et un tutu fantaisie. Il est très romantique et le mariage du blanc et du mauve pâle est très réussi.

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Le jardin de COROLLE : Une fleur parmi les fleurs JOSEPHINE

19 Mai 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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Les fleurs osent à peine y croire. Elles lèvent timidement leur tête vers lui. Il a l'air de vouloir rester un peu ... Qui ? Mais le soleil.


Rassurées par la douce chaleur de ses rayons, elles laissent éclater leurs couleurs.


Et voici JOSEPHINE  qui apparaît, petite fleur Corolle au milieu des fleurs du jardin.


Elle est né en 1999 de la main et du coeur de Catherine PETOT. Elle mesure 42 cm. Elle porte une très jolie robe blanche en coton sur laquelle est cousue une autre robe en voile ornée de motifs. Elle a gardé son gilet rose. Il y a un peu de vent dans la jardin.


Un petit vent coquin qui chahute les fleurs et fait danser les corolles.


Joséphine ne quitte jamais son petit ours. Il est tout doux. Et dans le jardin, sa compagnie est rassurante.


Joséphine se méfie des chiens. Ils sont gentils, mais un peu trop affectueux. Elle n'aime pas trop quand ils viennent la renifler !

 

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DANS LA COLLECTION COROLLE : "TRADITION ANGLAISE"

18 Mai 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Poupées Corolle

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Je vous présente "LILIANE".


Elle est née en 1991 et  mesure 52 cm. Elle porte une robe en cotonnade fleurie entièrement doublée, agrémentée d'un double col . Elle a une coupe au carré et ses cheveux sont marrons. Un ruban fait du même tissu que sa robe orne sa coiffure. Ses beaux yeux bleus sont dormeurs et ornés de longs cils marrons.


Une très jolie poupée qui a beaucoup de charme.SDC10488.JPG Elle est numérotée et signée par Catherine Réfabert.

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Les poupées de Marie-Françoise (10)

12 Mai 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Marie-Françoise

Marie-Françoise rentre mardi matin de son voyage au bout du monde.

Aujourd’hui, c’est moi qui m’occupe de la ferme et des chiens. Edith est partie pour la journée. Elle m’a confié les clés.

Cela me fait plaisir de lui rendre ce service car j’adore les chiens et la ferme.

Et puis, j’ai vraiment envie d’ouvrir la grange, d’aller chez les poupées pour leur dire bonjour, voir si tout va bien.

On ne sait jamais ce qui peut arriver : un dégât des eaux, des petites souris affamées ou que sais-je encore ??

Vous voulez venir avec moi ??

Euh … oui, pourquoi pas ? Mais il faut me promettre de ne toucher à rien et de … bien essuyer vos pieds en entrant.

Alors en route.

Attention aux chiens en entrant dans la cour. Il ne faut surtout pas les laisser partir. Pirouette adore se promener dans les champs et courir après les lapins. Le problème, c’est qu’elle va trop loin et Marie-Françoise a peur qu’un jour, il ne lui arrive malheur.

Elle est jolie la ferme, vous ne trouvez pas ??

Non, je n’ai pas de photo. Je sais, c’est dommage. Mais Marie-Françoise ne veut pas que sa maison apparaisse sur le net. Elle a peur des convoitises, de susciter des jalousies. Elle est très discrète, vit simplement et ne veut rien changer.

Je vais essayer de vous décrire la grange de la façon la plus imagée possible. Ainsi votre imaginaire prendra le relais et remplacera très facilement les photos.

Vous aurez, de cette façon, chacun et chacune une vision très différente de la grange. Vous l’imaginerez en fonction de vos émotions propres, de votre vécu personnel et de vos poupées à vous.

C’est un peu comme dans une histoire d’amour qui commence. Le plus beau moment c’est celui qui précède le premier rendez-vous, celui que l’on imagine, que l’on vit et revit cent fois dans sa tête avant de le vivre réellement.  C’est l’escalier que l’on monte pour rejoindre un appartement, le chemin que l’on parcourt pour rejoindre l’être cher. On imagine une rencontre, des retrouvailles … plus vrai que nature.

Alors quelle est la bonne clé ?

La première, c’est celle de la cuisine. Je vais ouvrir la porte pour laisser entrer la lumière, préparer une nouvelle gamelle aux chiens et leur donner de l’eau fraîche.

Oui, vous pouvez faire un petit tour au jardin. Des fraises ? je ne sais pas. Un peu tôt dans la saison, non ?

Je vous appelle dès que j’ai fini avec les chiens.

Allez, les chiens-chiens à table !

La clé de la grange est dans le second tiroir de la commode de l’entrée. La voila ! C’est une grosse clé.

Je traverse la cour et je vais ouvrir la lourde porte de la grange. Un premier battant, puis le second.

Comme c’est calme dans cette grande pièce. Pourtant, tout à l’heure, il m’avait semblé entendre des éclats de rire et pour tout dire, un peu de chahut.

Oui, c’est vrai, j’aime beaucoup le film Toy Story. Je l’ai vu des dizaines de fois avec mes enfants. Toy story 1 et toy story 2.

Et si c’était vrai ? et si les jouets et les poupées avaient une vie en dehors de la notre ? Vous ne parlez jamais à vos poupées ? N’êtes-vous pas émerveillé(e) de voir votre poupée préférée ou une pauvrette trouvée dans un vide-grenier, se métamorphosait lorsque vous lui passez une nouvelle robe, achetée dans un magasin ou cousue avec amour. Si ?

Alors, tentez l’expérience : faites semblant de partir et revenez voir vos poupées sur la pointe des pieds. Vous aurez peut-être la surprise de les voir rire et s’amuser.

Si vous ne connaissez pas Toy story, alors souvenez-vous de Gepetto et de la bonne fée.

Vous voyez bien que je n’invente rien. Il y a des preuves scientifiques.

Comment ça, je parle trop ? Vous voulez voir les poupées ? Vous voulez que j’allume la lumière ? Un peu de patience …

Entrez dans la pénombre. Faites doucement. Avancez-vous encore un peu : oui, juste là au milieu.

Fermez les yeux. Attention, j’allume.

Et la lumière fut !

Vous ne dites rien ? Pourquoi gardez-vous vos mains devant la bouche ? C’est l’émotion, oui, je comprends, cela me fait la même chose à chaque fois.

INCROYABLE ! EXTRAORDINAIRE ! FABULEUX !

Vous ne trouvez pas de mot assez fort pour exprimer le sentiment que vous éprouvez, pour décrire ce que vos yeux vous montrent.

Elles sont là, les poupées, sagement assises côte à côte sur des étagères en bois.

La grange mesure bien 18 mètres de long par 6 mètres de large.

Il y a trois niveaux d’étagères qui courent le long des murs. Et chaque étagère est garnie de poupée. Et puis, il y a la grande table de ferme au milieu avec des bébés dans des couffins, et le coin « repas » avec des poupons dans leur chaise haute, le coin « dodo » avec des landaus et des berceaux …

Vous avez reconnu « votre » poupée Bella, celle de quand vous étiez petite ? Oui, vous pouvez la prendre dans vos bras. Tout doucement …

Cathie est très élégante. Chapeaux, robes du soir, manteaux de fourrure. Il ne manque rien.

Oui, vous avez raison, ce sont bien des poupées Modes et Travaux. D’époque ? Tout-à-fait avec leurs petites chaussures en cuir, leurs petits cartables et leurs jolies tenues un peu démodées.

Mon endroit à moi, c’est là. Oui, bien sûr les poupées Corolle. Il est plutôt grand. Ben oui, il y a beaucoup de poupées. Ce sont mes préférées. Alors je veille personnellement à leur confort.

Je vous présente Mirabelle, Rose, Florine, mais aussi Constance, Dorothée et Amélie et …

Oui, c’est une bonne idée. Je vais faire des photos de mes petites protégées, individuellement. Je pense que de cette façon Marie-Françoise n’y verra pas d’inconvénient.

Les barbies sont par là.  Fraîches, vivantes et très occupées à leurs différentes tâches : conduire une voiture ou un avion, se faire une beauté dans leurs maisons si joliment meublées. On ne se lasse pas de les admirer.

Il y a des poupons dont je ne peux pas vous parler car je ne les connais pas assez. Ils sont en celluloïd, très anciens, sans doute un peu fragiles.

Et puis, il y les belles poupées Raynal, les poupées Gégé au visage si particulier et puis, toutes, toutes les autres …

Il y en a tellement, si tellement …

J’ai à nouveau besoin de votre aide : pour rendre mon histoire plus riche, plus belle, plus gaie, plus colorée, seriez-vous d’accord de m’envoyer chacune ou chacun une photo de votre poupée préférée ou d’une poupée qui serait en harmonie avec cette histoire ?

N’avons-nous pas chacune ou chacun une part de Marie-Françoise en nous ?

Nous avons toutes une grange chez nous. Peu importe sa taille. Un endroit où sont installées nos poupées, ces petites créatures qui nous charment par leur sourire mutin, qui nous consolent lorsque nous avons du chagrin, qui nous font voir la vie en rose.

Que serait le monde sans les poupées ? On peut se poser la question. Il lui manquerait très certainement une grande part de douceur, de beauté, de magie et de tout ce qui rend la poupée à la fois intemporelle et éternelle.

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Les poupées de Marie-Françoise (9)

8 Mai 2010 , Rédigé par EMELBAY Publié dans #Marie-Françoise

En attendant le retour de Marie-Françoise, je vais revenir sur la grange où sont installées les poupées, cette grange qui attendait qu'on lui trouve un nom.


Je vous remercie de votre aide. Marie-François a gardé toutes vos idées. Elle a fait des petits panneaux en bois blanc et sur chacun d'entre eux, elle a inscrit l'une de vos propositions. Les inscriptions sont faites à la peinture, chacune de couleur différente. Elle a accroché tous ces petits panneaux à des endroits différents dans la grange.


La grange n'a jamais eu de véritable nom.


A chaque fois que Marie-Françoise traversait la cour et que son mari lui demandait où elle allait, elle répondait "chez les poupées".


A chaque fois que quelqu'un arrivait à la ferme et demandait où elle se trouvait, son mari répondait "chez les poupées".


CHEZ LES POUPEES, voila le nom familier, simple et acueillant de l'ancienne grange.


Marie-Françoise l'utilise toujours et les chiens savent très bien reconnaître ce nom. Ils l'entendent plusieurs fois par jour et accompagnent toujours leur maîtresse lorsqu'elle traverse la cour.

 

 

 

 

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